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Le Royaume-Uni poursuit l’harmonisation de ses capacités de défense anti-drones et de ses systèmes sans équipage selon les standards et protocoles de l’OTAN. Cette démarche vise à garantir l’interopérabilité complète avec les cadres alliés, comme l’a récemment souligné le ministère britannique de la Défense en réponse à des questions parlementaires.

À la suite d’une question écrite du député libéral-démocrate Edward Morello, le ministre de la Défense Al Carns a expliqué que « l’Autorité de Conception des Systèmes Sans Équipage (DUxDA) est investie de l’autorité déléguée pour assurer le rôle de chef de délégation britannique au sein des Groupes de Capacité Conjointe OTAN dédiés aux systèmes sans équipage ».

Ce rôle permet au Royaume-Uni d’exercer une influence directe dans le processus des accords de normalisation OTAN (STANAG), participant à la définition et à la mise en œuvre des futures normes alliées en matière de systèmes sans équipage.

Le ministre a également précisé que la DUxDA « a recensé l’ensemble des normes britanniques et OTAN applicables aux systèmes sans équipage, et élabore des recommandations visant à identifier et faire respecter des standards spécifiques pour tous les développements futurs dans ce domaine ».

En parallèle de ces travaux, le Royaume-Uni a contribué à la création du Groupe de Capacité Conjointe OTAN pour la lutte contre les petits systèmes aériens sans équipage (C-sUAS). Ce groupe s’attache à harmoniser les approches alliées face aux menaces drone, notamment en établissant des programmes de formation communs, en garantissant l’adoption de normes d’équipement uniformes, ainsi qu’en développant un vocabulaire partagé visant à renforcer l’interopérabilité.

Le ministre Carns a confirmé que le Royaume-Uni joue un rôle moteur en soutenant les bases techniques de ces initiatives via l’architecture SAPIENT, une norme ouverte modulaire mise au point par le ministère de la Défense. Celle-ci permet de connecter capteurs et effecteurs autonomes au sein d’un système intégré.

« Pour faciliter l’intégration des équipements entre les nations OTAN, le Royaume-Uni a financé et développé SAPIENT, un standard d’architecture commun favorisant l’interopérabilité entre capteurs et effecteurs autonomes », a-t-il souligné, rappelant que cette architecture a déjà été utilisée en opération, notamment lors du sommet de l’OTAN à La Haye.