Article de 375 mots ⏱️ 2 min de lecture

Le Royaume-Uni a condamné la condamnation de Jimmy Lai, propriétaire médiatique et militant pro-démocratie à Hong Kong, et a demandé sa libération immédiate suite au verdict de culpabilité annoncé lundi.

Dans un communiqué publié le 15 décembre, le Foreign, Commonwealth and Development Office a qualifié cette affaire de poursuite politiquement motivée, accusant Pékin ainsi que les autorités hongkongaises d’utiliser la législation sur la sécurité nationale pour faire taire les critiques.

Le Royaume-Uni « condamne la poursuite politiquement motivée de Jimmy Lai qui a conduit au verdict de culpabilité rendu aujourd’hui », soulignant que ce dernier a été ciblé pour avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d’expression.

Jimmy Lai, fondateur du journal Apple Daily aujourd’hui fermé, est poursuivi en vertu de la Loi sur la sécurité nationale imposée par Pékin en 2020. Le gouvernement britannique dénonce l’utilisation de cette loi pour réprimer la contestation et restreindre les libertés fondamentales garanties par la Déclaration conjointe sino-britannique.

Le Foreign Office a réaffirmé sa position de longue date en demandant l’abrogation de la Loi sur la sécurité nationale, tout en appelant à plusieurs reprises à la cessation des poursuites contre toutes les personnes inculpées en vertu de cette législation.

Dans son communiqué, le Royaume-Uni insiste également pour la libération immédiate de Jimmy Lai, ainsi que pour qu’il bénéficie de tous les soins médicaux nécessaires et d’un accès complet à des professionnels de santé indépendants.

Le ministre des Affaires étrangères britannique a déclaré que cette affaire illustrait les inquiétudes plus larges concernant l’érosion des droits et libertés à Hong Kong depuis l’instauration de la Loi sur la sécurité nationale. Le Royaume-Uni avait déjà qualifié cette loi de violation manifeste des engagements internationaux de la Chine.

Le gouvernement britannique affirme qu’il continuera à exprimer ses préoccupations concernant Hong Kong par des voies diplomatiques et auprès de ses partenaires internationaux, en insistant sur le fait que la liberté d’expression et l’état de droit restent au cœur de sa politique vis-à-vis de la Chine et de Hong Kong.