Article de 472 mots ⏱️ 3 min de lecture

Le Royaume-Uni élabore en urgence un plan de préparation à un conflit majeur, a annoncé le ministre des Forces armées Al Carns. Face à la montée des tensions en Europe, le gouvernement britannique travaille rapidement à une réponse globale impliquant l’ensemble de la société.

« L’ombre de la guerre frappe à nouveau à la porte de l’Europe. C’est la réalité. Nous devons être prêts à la dissuader », a déclaré Al Carns lors d’une visite à la base de la Royal Air Force de Wyton. Il a souligné le rôle crucial des civils en précisant que « les sociétés, les industries et les économies gagnent les guerres ».

Les préparatifs mobilisent actuellement le ministère de la Défense, le Cabinet Office ainsi que d’autres départements, afin d’examiner le niveau de préparation national, en particulier les responsabilités du grand public en cas d’escalade de la crise.

Ces déclarations interviennent alors que les dirigeants de l’OTAN alertent sur l’ampleur du défi que doivent relever les États membres. Plus tôt ce mois-ci à Bruxelles, le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a indiqué aux journalistes que l’Alliance entame un long effort pour reconstruire sa capacité militaire.

Il a précisé que les ministres évalueront les avancées concernant l’engagement pris à La Haye, qui prévoit que les membres consacrent 5 % de leur PIB à la défense, dont 3,5 % spécifiquement pour les capacités militaires essentielles. Pour lui, « c’est un virage stratégique, mais ce n’est que le début d’un long chemin, il ne faut pas se montrer complaisant ».

Mark Rutte a aussi insisté sur la nécessité d’une capacité industrielle renforcée. Selon lui, « augmenter les budgets est efficace uniquement si l’offre suit la demande. C’est pourquoi nous augmentons la capacité de production ».

La question de l’Ukraine dominera les débats du Conseil OTAN-Ukraine, qui réunira le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andrii Sybiha et la haute représentante de l’Union européenne Kaja Kallas. Rutte a dénoncé les frappes intensifiées de la Russie sur les infrastructures civiles et a souligné le rôle critique des alliés de Moscou : « La Russie n’est pas seule dans cette guerre, la Chine demeure son soutien décisif, de même que l’Iran et la Corée du Nord ».

Il a rappelé que les alliés européens et canadiens ont fourni des milliards d’euros d’équipements ces derniers mois et a laissé entendre que de nouvelles annonces sont à prévoir. Pour lui, « maintenir la pression collective et accélérer la préparation sont essentiels pour assurer la sécurité des populations des pays membres de l’OTAN ».