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Le gouvernement britannique a laissé entendre que de nouveaux achats de chasseurs furtifs F-35A sont toujours à l’étude, après la confirmation qu’une première commande de 12 appareils sera issue des plans d’acquisition déjà prévus pour le F-35B.

Dans une réponse écrite au Parlement, la ministre de la Défense Maria Eagle a indiqué que le ministère de la Défense (MoD) procèdera à l’acquisition de 12 avions F-35A dans le cadre de l’engagement du Royaume-Uni dans la mission de partage nucléaire de l’OTAN. Cependant, elle a précisé que les commandes futures seraient revues dans le cadre du prochain Plan d’investissement de défense.

« Le ministère de la Défense achètera initialement 12 avions F-35A à partir des programmes d’achat déjà convenus pour le F-35B », a déclaré Maria Eagle. « Les futurs achats de F-35 feront l’objet d’un examen dans le cadre du Plan d’investissement de défense, qui sera finalisé à l’automne. »

Cette déclaration laisse entendre que, même si le Royaume-Uni reste engagé à maintenir une flotte à long terme de 138 F-35, l’équilibre entre la variante B à décollage court et atterrissage vertical (STOVL) et la version A à décollage conventionnel n’est pas encore arrêté.

Le F-35A est la seule variante certifiée pour transporter la bombe nucléaire gravitationnelle B61, ce qui en fait un appareil indispensable pour la mission d’aéronef à double capacité de l’OTAN. La décision du Royaume-Uni d’intégrer cette mission a provoqué un changement de priorités dans ses acquisitions, certaines commandes de F-35B étant désormais remplacées par la variante A.

Le MoD n’a pas confirmé le nombre total de F-35A qu’il pourrait acquérir, mais les responsables ont indiqué que la composition de la flotte sera évaluée en fonction des besoins opérationnels, des engagements au sein de l’alliance et des performances de la variante A une fois mise en service au Royaume-Uni.

Bien que les 12 premiers F-35A soient assemblés aux États-Unis, sur le site de Lockheed Martin à Fort Worth, le Royaume-Uni demeure un partenaire industriel majeur du programme. Maria Eagle a souligné que « l’industrie britannique représente environ 15 % de la valeur de production du F-35 », avec le travail de plus de 100 fournisseurs et la création de plus de 20 000 emplois à travers le pays.

Un éventuel élargissement de la flotte F-35A aurait des conséquences sur les infrastructures de bases aériennes, les formations et les moyens de ravitaillement en vol. La variante A n’est pas compatible avec les ravitailleurs Voyager de la Royal Air Force, qui utilisent un système sonde-pélican, alors que le F-35A nécessite un système de perche. Maria Eagle a confirmé que le Royaume-Uni comptera pour l’instant sur les ravitailleurs alliés et que la capacité souveraine de ravitaillement fera l’objet d’une révision dans le cadre du développement futur des forces.

Les conclusions du Plan d’investissement de défense, attendues à l’automne, devraient déterminer si l’orientation du Royaume-Uni vers le F-35A constitue un ajustement limité ou le début d’un rééquilibrage plus large de sa flotte d’avions de combat.