Le ministère de la Défense britannique examine actuellement l’opportunité pour le Royaume-Uni de rejoindre le nouveau dispositif industriel de défense européen, après qu’un député conservateur ait interrogé sur l’impact économique de l’absence du pays lors de la première phase des projets de l’initiative Security Action for Europe (SAFE).
Le ministre de la Défense, Luke Pollard, a expliqué que l’exclusion du Royaume-Uni résultait de l’accord post-Brexit conclu par le précédent gouvernement, qui « n’incluait pas la participation britannique à Security Action For Europe ».
Il a souligné que la reprise du dialogue diplomatique avec Bruxelles par le gouvernement actuel a rouvert la voie, indiquant que le Royaume-Uni est désormais « en mesure d’envisager une participation ».
Luke Pollard a insisté sur le fait que ces discussions de coopération s’inscrivent dans le cadre d’un effort plus large visant à renforcer les relations de sécurité entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Il a précisé que Londres travaille à la mise en œuvre des engagements issus du récent sommet Royaume-Uni – Union européenne, et cherche à approfondir le nouveau partenariat en matière de sécurité et de défense, notamment à travers l’examen d’un accord bilatéral couvrant les projets SAFE.
Le ministère de la Défense collabore avec le Trésor, le ministère du Commerce et du Commerce international, ainsi que le Cabinet Office, en association avec l’industrie et les partenaires européens, afin de définir la position britannique. L’objectif est de renforcer la capacité industrielle de défense européenne et d’assurer la continuité des livraisons d’équipements à l’Ukraine.
Enfin, Luke Pollard a refusé de commenter les détails des négociations, rappelant que le gouvernement n’approuvera un accord que si celui-ci « apporte une valeur ajoutée au Royaume-Uni et à son industrie ».