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Le Royaume-Uni envisage de déployer des systèmes autonomes de détection et de neutralisation de mines sous-marines pour contribuer à la réouverture du détroit d’Hormuz, une voie maritime vitale perturbée par les tensions géopolitiques dans la région.

Le secrétaire britannique à l’Énergie, Ed Miliband, a indiqué que le gouvernement coordonne ses actions avec ses alliés, dont les États-Unis, suite à l’appel du président Donald Trump incitant les pays partenaires à envoyer des navires militaires pour sécuriser la route maritime.

« Il est très important que nous parvenions à rouvrir le détroit d’Hormuz », a déclaré Ed Miliband, cité par la presse britannique. « Plusieurs options sont envisagées, notamment l’usage de drones chasse-mines. Toutes ces possibilités sont examinées en concertation avec nos alliés. Toute mesure susceptible de contribuer à la réouverture du détroit est prise en considération. »

Les drones chasse-mines permettent de détecter et de neutraliser des engins explosifs sous-marins tout en limitant les risques pour les équipages. Toutefois, des experts soulignent que leur efficacité reste contrainte par l’autonomie limitée de leurs batteries ainsi que par la complexité stratégique de la zone, située à portée des missiles anti-navires iraniens.

Menace non confirmée

Le caractère réel de la menace minière demeure incertain. Le secrétaire britannique à la Défense, John Healey, a affirmé qu’il devenait « de plus en plus clair » que des explosifs seraient posés, tandis que son homologue américain, Pete Hegseth, a déclaré qu’il n’existait « aucune preuve claire » à ce jour.

Les sources militaires rappellent qu’une menace minière peut interrompre le trafic dans ce corridor d’environ 40 kilomètres de large à son point le plus étroit, le rendant de fait impraticable pour les navires commerciaux.

Près de 20 % de l’approvisionnement mondial en pétrole transite par ce détroit, dont les tensions ont fait grimper le prix du baril de 65 à 100 dollars aux États-Unis.

« Résolution rapide »

Interrogé sur la contribution possible de Londres, le Premier ministre britannique Keir Starmer a affirmé que son gouvernement travaille avec ses partenaires pour restaurer la liberté de navigation dans cette zone tout en évitant toute escalade.

« Nous collaborons avec l’ensemble de nos alliés, y compris avec nos partenaires européens, afin d’élaborer un plan collectif viable permettant de rétablir la liberté de passage dans la région dans les meilleurs délais », a-t-il déclaré.

« Nous ne souhaitons pas être entraînés dans ce conflit élargi… et nous poursuivrons nos efforts pour une résolution rapide qui rétablisse la sécurité et la stabilité dans la région ».