Le ministère britannique de la Défense a confirmé que la première arme laser DragonFire sera installée sur un navire de la Royal Navy en 2027, tout en restant discret sur l’éventualité et le calendrier d’un déploiement sur d’autres bâtiments.
Cette position a été clairement exprimée dans une réponse écrite adressée le 4 décembre au député conservateur James Cartlidge.
Interrogé sur la politique du ministère concernant l’équipement de quatre navires avec le système DragonFire en 2027, le ministre de la Défense Luke Pollard a répondu que « le ministère de la Défense prévoit d’installer le premier système DragonFire sur un navire de la Royal Navy en 2027 » et que les installations ultérieures « dépendront du Plan d’investissement de la Défense ». Cette réponse confirme l’installation initiale, sans toutefois engager le département à un déploiement plus large.
Lors d’essais récents sur la base des Hébrides, DragonFire a démontré sa capacité à détruire des drones à grande vitesse. Le ministère a précisé que le système a réalisé une détection, un suivi et un engagement au-delà de l’horizon contre des cibles se déplaçant jusqu’à 650 kilomètres par heure.
Le gouvernement britannique a récemment attribué un contrat de 316 millions de livres sterling à MBDA UK pour la fourniture des premiers systèmes destinés aux navires à partir de 2027, avec une intégration initiale prévue sur un destroyer de type 45. Dans l’annonce des essais, Luke Pollard a déclaré que « ce laser haute puissance placera notre Royal Navy à la pointe de l’innovation au sein de l’OTAN ».
Les acteurs industriels soulignent également la dynamique du programme. Chris Allam, de MBDA UK, a affirmé que ce nouveau contrat « réaffirme la volonté du Royaume-Uni d’être à l’avant-garde des armes à énergie dirigée par laser ». De leur côté, Leonardo et QinetiQ ont mis en avant la cadence accélérée des tests et la précision du système.
DragonFire devrait devenir la première arme laser haute puissance déployée par une nation européenne.