Le gouvernement britannique surveille de près les modernisations de la flotte du Nord russe et l’évolution de la posture militaire en Arctique, en coordination avec l’OTAN. Parmi les éléments identifiés comme renforçant la menace figurent les systèmes hypersoniques, les sous-marins balistiques et les bâtiments de surface modernisés.
Le député travailliste Graeme Downie a interrogé les ministres sur la mise en service des sous-marins balistiques Borei-A, la remise à niveau du croiseur lourd Admiral Nakhimov, les patrouilleurs brise-glace armés ainsi que les nouvelles infrastructures arctiques, notamment le déploiement de systèmes S-400 sur Novaya Zemlya. Il a également demandé des précisions sur les systèmes de missiles hypersoniques et leurs implications pour la stratégie britannique.
Le ministère de la Défense (MOD) n’a pas révélé d’évaluations détaillées, mais considère la modernisation navale russe comme un facteur déterminant dans la posture de dissuasion actuelle de l’OTAN. Selon Carns, le MOD « maintient une revue continue des capacités militaires russes et de leurs investissements » et collabore avec les Alliés pour mesurer les conséquences sur la sécurité de l’Alliance.
Il a ajouté que la planification de l’OTAN évolue déjà en conséquence, affirmant que l’Alliance « renforce sa dissuasion et sa défense face à la menace croissante que représente la Russie et continuera de s’adapter au besoin ».
Concernant les systèmes hypersoniques dans la flotte du Nord, il a souligné qu’ils ne constituent qu’un élément parmi un ensemble plus vaste d’options de frappe russes. Carns a mis en avant les investissements annoncés dans la Revue stratégique de défense, notamment près d’un milliard de livres consacré à la défense aérienne et antimissile intégrée, qualifiant ce programme de « démarche globale et intégrée visant à dissuader et défendre contre la gamme complète des menaces stratégiques auxquelles nous faisons face ».