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Le ministère de la Défense britannique a confirmé le lancement des travaux visant à définir les besoins complets pour le remplacement de l’avion d’entraînement avancé Hawk T2 de la Royal Air Force, dans le cadre d’une modernisation plus large du Military Flying Training System (UKMFTS).

Environ 650 stagiaires pilotes progressent actuellement au sein de ce partenariat public-privé d’une durée de 25 ans, évalué à 3,8 milliards de livres. Ce système assure la formation des pilotes d’avions de chasse, multi-moteurs, d’aéronefs à voilure tournante ainsi que des opérateurs de drones, couvrant également l’ensemble des équipages de mission des trois armées britanniques. Il met en œuvre sept types d’appareils sur six sites au Royaume-Uni et comprend 20 spécialisations différentes pour les équipages.

Dans une lettre adressée au comité de la défense le 15 octobre, Luke Pollard, ministre de la Préparation à la Défense et de l’Industrie, a décrit le UKMFTS comme un « partenariat public-privé de 25 ans, d’une valeur de 3,8 milliards de livres, sous contrat jusqu’en 2033 ». Il a précisé que ce programme assure la formation des équipages pour la Royal Air Force, la Royal Navy et l’armée de Terre, en fournissant tous les appareils, simulateurs, instructeurs et infrastructures nécessaires au développement des pilotes britanniques.

Selon le ministre, la filière formation pour les avions de chasse est désormais « optimisée », avec seulement six stagiaires en attente de débuter leur entraînement aérien, et des retards réduits à moins de trois mois. Trente-deux pilotes sont en attente en fin de formation élémentaire, contre 128 il y a deux ans. Cependant, des délais subsistent dans d’autres domaines : 34 pilotes attendent de commencer leur formation à l’Operational Conversion Unit, dont 12 pilotes d’hélicoptères affectés par les retards du centre de conversion Chinook et la mise hors service programmée du Puma, tandis que 18 stagiaires en systèmes d’aéronefs télépilotés font face à des suspensions pouvant aller jusqu’à quatre ans à cause des retards du programme Protector.

Le ministre a également indiqué que la demande en pilotes multi-moteurs devrait augmenter à partir de 2025-2026, avec l’arrivée de nouvelles plateformes de reconnaissance, de surveillance, d’acquisition de cible et de renseignement. Une approche combinant formations civiles et militaires sera expérimentée en 2026 pour répondre à ce besoin.

Concernant l’avenir de la formation avancée sur avion à réaction, Luke Pollard a affirmé que le ministère maintient « un contact étroit avec BAE Systems et Rolls-Royce afin de garantir que la disponibilité des moteurs du Hawk T2 corresponde à nos exigences », tout en reconnaissant que cette disponibilité « reste fragile ».

Il a ajouté que le ministère « met en place une équipe programme chargée d’évaluer les options futures et de définir le cahier des charges complet », avec pour objectif de créer un système « techniquement adaptable et évolutif », intégrant des dispositifs de formation synthétiques et offrant un environnement d’entraînement immersif.

Pour conclure, le ministre a assuré : « Je souhaite garantir au comité de la Défense que le ministère reste pleinement engagé à faire en sorte que le UKMFTS réponde à nos besoins actuels et futurs en matière de formation de pilotes d’exception. »