Le ministère de la Défense britannique assure une gestion rigoureuse de la transition entre ses frégates anciennes de classe Type 23 et la nouvelle génération de bâtiments, les Type 26 et Type 31. Cette précision intervient suite à des interrogations au Parlement concernant un éventuel impact du programme conjoint Type 26 sur les dates de retrait des frégates actuelles de la Royal Navy.
En réponse à une question écrite posée par Helen Maguire, députée libérale-démocrate d’Epsom et Ewell, le ministre de la Défense Luke Pollard a déclaré que « le ministère de la Défense se félicite de l’accord norvégien de défense, qui prévoit une flotte commune de frégates Type 26 de lutte anti-sous-marine, opérée conjointement par la Grande-Bretagne et la Norvège en Europe du Nord, ce qui renforce de manière significative le flanc nord de l’OTAN ».
Il a ajouté que « la Royal Navy gère avec soin la transition entre les frégates Type 23 et les nouvelles Type 26 et Type 31, les frégates de classe Duke Type 23 devant actuellement quitter le service en 2035 ». Le ministre a confirmé que la Marine « révise continuellement les dates de retrait afin d’optimiser la disponibilité de ses plateformes et de garantir le respect de ses engagements opérationnels ».
La frégate Type 26, construite par BAE Systems à Govan et Scotstoun, au bord du fleuve Clyde, remplacera la flotte actuelle dédiée à la lutte anti-sous-marine de la Royal Navy. Conçue pour évoluer dans des environnements contestés, elle intègre des technologies avancées de réduction acoustique, le système de missiles Sea Ceptor, un canon Mk 45 de 127 mm, ainsi que des capacités pour accueillir des systèmes sans pilote et un hélicoptère Merlin ou Wildcat.
Le premier navire, le HMS Glasgow, est en cours d’armement tandis que le HMS Cardiff et le HMS Belfast sont en construction.
La commande norvégienne prévue de cinq unités illustre une tendance croissante chez les membres de l’OTAN à mutualiser la conception et la production de plateformes maritimes avancées. Pour le Royaume-Uni, cela souligne le rôle central de la frégate Type 26 comme actif anti-sous-marin commun au sein de l’alliance, renforçant la coopération opérationnelle dans l’Atlantique Nord, une zone stratégique majeure.
Le ministère de la Défense insiste sur le fait que le maintien d’une force équilibrée de frégates pendant cette phase de transition reste une priorité absolue.