Le gouvernement britannique a entamé la définition de l’avenir de sa dissuasion nucléaire au-delà de la classe Dreadnought, a annoncé le ministre de la Défense, Luke Pollard.
Ses déclarations faisaient suite à une question parlementaire posée le 18 octobre par le député Ben Obese-Jecty, faisant référence à la recommandation 34 de la Revue stratégique de défense 2025.
Luke Pollard a réaffirmé l’engagement du gouvernement envers « la dissuasion nucléaire indépendante du Royaume-Uni », qualifiant cette posture d’« appuyée par notre engagement triple garantissant la construction des quatre nouveaux sous-marins de classe Dreadnought, le maintien permanent de la dissuasion en mer et la mise en œuvre de toutes les améliorations nécessaires, y compris le remplacement de la charge nucléaire ».
Le ministre a confirmé que le gouvernement avait accepté l’ensemble des recommandations de la Revue stratégique de défense, parmi lesquelles figure la nécessité de commencer à définir les spécifications du système qui succédera à la classe Dreadnought. Ce travail de planification préliminaire a déjà commencé au sein du Parlement en exercice.
Le programme Dreadnought, piloté par BAE Systems à Barrow-in-Furness, prévoit la construction de quatre nouveaux sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) destinés à remplacer la classe Vanguard, active depuis 1994 et garantissant la permanence de la dissuasion britannique en mer. Le premier exemplaire, le HMS Dreadnought, devrait entrer en service au début des années 2030.
Si le ministère de la Défense n’a pas encore dévoilé les détails du système post-Dreadnought, la Revue stratégique recommande d’entamer l’évaluation des besoins à long terme afin d’assurer que le Royaume-Uni conserve une capacité de dissuasion crédible et durable tout au long de la seconde moitié du siècle.
Ce processus impliquera sans doute une coordination étroite entre le ministère de la Défense, l’Atomic Weapons Establishment (AWE) et les partenaires industriels principaux, responsables de la conception des sous-marins, de la propulsion et du développement des charges nucléaires. La revue souligne également l’importance d’aligner ces études avec la planification stratégique des alliés ainsi qu’avec les progrès dans les domaines de la technologie sous-marine et de la défense antimissile.
Cette déclaration témoigne clairement de la volonté du gouvernement britannique de poser dès maintenant les bases du futur système de dissuasion stratégique, un projet ambitieux appelé à se déployer sur plusieurs décennies et mandats.