Le Royaume-Uni va lancer un dispositif de « gap year » militaire dans le cadre de ses efforts pour renforcer le recrutement et reconnecter la jeunesse avec la défense, a annoncé le gouvernement samedi.
Le programme pilote initial, qui débutera en mars 2026, offrira à environ 150 jeunes de moins de 25 ans une année rémunérée d’expérience et de formation au sein des forces armées, « sans engagement au-delà de la formation ».
Le gouvernement espère « à terme » étendre ce dispositif pour proposer plus de 1 000 places, « selon l’intérêt manifesté ».
Cette annonce fait suite à l’appel lancé début janvier par le nouveau chef des forces armées britanniques, Richard Knighton, invitant les « fils et filles » du pays à « être prêts à combattre » face à la montée des menaces, notamment en provenance de la Russie.
Elle s’inscrit aussi dans le contexte des efforts des autorités britanniques pour revitaliser le recrutement militaire.
Les données publiées en novembre dernier par le ministère britannique de la Défense indiquent en effet que l’armée de terre a formé environ 38 % de recrues en moins lors de la période 2022-2023 par rapport à 2019-2020, avec un taux croissant de départs durant la formation par rapport aux niveaux d’avant la pandémie.
John Healey, le secrétaire à la Défense, a déclaré : « Ce programme de gap year offrira aux jeunes Britanniques un aperçu des compétences et formations exceptionnelles proposées dans l’armée de terre, la Royal Navy et la Royal Air Force. »
« Il s’agit de notre volonté de reconnecter la société avec nos forces armées et de promouvoir une approche globale de la défense nationale. »
Ce dispositif s’inspire d’un modèle similaire mis en place en Australie, que le gouvernement britannique qualifie de « modèle passionnant dont nous pouvons tirer des enseignements ».
D’autres pays européens ont également recouru à des formes de service national en réponse à la menace russe, avec notamment des dispositifs introduits cette année en France, en Allemagne et en Belgique.
Le communiqué officiel du gouvernement britannique concernant ce programme ne précise pas encore le montant de la rémunération accordée aux recrues ni les modalités de financement de cette initiative.
Un porte-parole a indiqué à l’AFP que « plus de détails seront communiqués en temps voulu ».