Le gouvernement britannique a une nouvelle fois rejeté la possibilité de transférer ses véhicules de combat d’infanterie Warrior, destinés à la mise au rebut, à l’Ukraine. Cette décision est motivée par la faible valeur opérationnelle de ces engins et le risque de surcharger Kyiv avec des contraintes logistiques supplémentaires.
Dans une réponse écrite adressée au député travailliste Peter Lamb, qui avait demandé si des Warrior excédentaires pouvaient être donnés pour soutenir la défense de l’Ukraine face à la Russie, le ministre de la Défense Luke Pollard a précisé que, bien qu’un petit nombre de ces véhicules soit programmé pour la mise au rebut, ils ne représentent pas une capacité significative sans un « investissement important ».
« Fournir ces petites quantités ne ferait qu’accroître la diversité du parc des véhicules blindés ukrainiens, augmentant ainsi leurs charges logistiques et de formation », a écrit Luke Pollard. « Les véhicules destinés à être mis hors service ont été sélectionnés en fonction de leur état opérationnel et de leur adéquation à la mission. »
Le Warrior, en service depuis la fin des années 1980, a largement été utilisé lors des opérations de l’armée britannique, mais son retrait du service est acté. En 2021, l’armée britannique a annoncé l’annulation du programme de modernisation du Warrior, qui sera remplacé par le véhicule blindé d’infanterie Boxer dans le cadre du plan Future Soldier.
Malgré ce refus, Luke Pollard a réaffirmé l’engagement global du Royaume-Uni en matière de soutien militaire à l’Ukraine. « Le Royaume-Uni continuera à collaborer avec l’Ukraine pour identifier les moyens les plus adaptés de les aider à résister à l’agression russe », a-t-il insisté.
Le ministère de la Défense britannique a déjà fourni une large gamme de véhicules blindés à l’Ukraine, incluant des plateformes CVR(T), des véhicules de mobilité protégée Mastiff et Husky, ainsi que des chars Challenger 2. Les autorités britanniques insistent régulièrement sur la nécessité d’aligner les équipements donnés avec les capacités de formation et l’infrastructure de maintenance existantes en Ukraine.
Le refus de transférer les Warrior témoigne de la prudence du Royaume-Uni à ne pas fournir des matériels qui, bien que techniquement disponibles, pourraient finalement représenter un fardeau logistique pour les forces ukrainiennes sans soutien complémentaire.