Le ministère britannique de la Défense a confirmé que le déchargement du combustible des sous-marins nucléaires britanniques hors service reprendra en 2026, alors que les préparatifs se poursuivent dans les installations spécialisées du dock de Devonport.

Dans une réponse écrite au Parlement, le ministre de la Défense Luke Pollard a précisé que les douze sous-marins de première génération, propulsés par des réacteurs à eau pressurisée, seront traités selon un processus strictement réglementé, sous la supervision de l’Office for Nuclear Regulation.

Il a expliqué que les sous-marins seront amarrés dans « un dock spécialisé et agréé à Devonport », où « le combustible usé sera retiré, chargé dans un conteneur de transport certifié puis acheminé vers Sellafield avant un stockage à long terme dans l’Installation de Stockage Géologique ».

Luke Pollard a également confirmé que le démantèlement de chaque navire ne commencera qu’après la fin du déchargement du combustible, ajoutant que « des travaux sont en cours pour préparer les installations portuaires et les ressources associées, conformément aux plans visant à reprendre le déchargement en 2026 ».

Cette mise à jour a aussi permis de faire le point sur le premier programme complet de démantèlement des sous-marins au Royaume-Uni. Le HMS Swiftsure, navire pilote du Projet de Démantèlement des Sous-marins, a entamé son démantèlement à Rosyth en 2023.

Selon Luke Pollard, ce projet « permettra de perfectionner le processus d’élimination et devrait être achevé d’ici fin 2026, respectant ainsi l’engagement pris devant le Public Accounts Committee en 2019 ».

Le ministre a précisé que les enseignements tirés du HMS Swiftsure et du programme de déchargement à Devonport seront utilisés pour affiner les calendriers des autres unités, car « les leçons apprises de ces projets de déchargement et de démantèlement offriront une meilleure visibilité sur le calendrier de déchargement et de démantèlement des 22 sous-marins hors service restants ».

Le Royaume-Uni compte actuellement 27 sous-marins nucléaires hors service en attente de déchargement ou de démantèlement, un problème de longue date régulièrement souligné par le National Audit Office et plusieurs commissions parlementaires, notamment en raison des enjeux de sécurité, de coûts et des retards accumulés.