Le Royaume-Uni reporte les plans concernant la première frégate de type 32, en attendant les conclusions de la prochaine revue stratégique de défense.
Le ministère de la Défense n’a pas fixé de date pour la mise en service de la première frégate de type 32 de la Royal Navy, indiquant que les plans pour les capacités futures sont actuellement examinés dans le cadre du prochain Plan d’Investissement en Défense (Defence Investment Plan, DIP).
Dans une réponse écrite adressée au député conservateur Andrew Rosindell, qui sollicitait une date précise pour l’entrée en service de cette frégate, le ministre de la Défense Luke Pollard a précisé que le ministère « évalue continuellement ses capacités, y compris les améliorations potentielles de la flotte de la Royal Navy. »
Il a souligné que, dans le cadre de la Revue Stratégique de Défense, la Royal Navy s’oriente vers une « Marine hybride », associant des navires habités et des plates-formes sans équipage. Selon Luke Pollard, cette transition sera soutenue par des technologies modulaires et reconfigurables, permettant « un approvisionnement plus rapide et plus intelligent ainsi que des plates-formes évolutives afin d’accroître la masse et l’efficacité. »
Le ministre a ajouté que les décisions d’acquisition navale à venir seraient précisées dans le Plan d’Investissement en Défense, précisant qu’« il serait inapproprié de fournir davantage de détails pour le moment. »
Le programme de la frégate de type 32 avait été annoncé pour la première fois en 2020 dans le cadre de la Stratégie nationale de construction navale, devant succéder aux constructions en cours des frégates de type 26 et de type 31. Son rôle et son design font toujours l’objet d’une révision, la Royal Navy adaptant ses concepts opérationnels aux nouvelles technologies d’automatisation.
Comme cela avait été rapporté en janvier par le UK Defence Journal, le ministère de la Défense a confirmé que le projet de type 32 reste actuellement au stade conceptuel, sans calendrier défini pour la conception ou la commande.
Depuis lors, peu de progrès ont été observés, les décisions étant suspendues dans l’attente des résultats de la revue plus large du Plan d’Investissement en Défense.