Le ministère de la Défense britannique confirme un investissement de plus de 4 milliards de livres dans les systèmes militaires sans équipage et autonomes au cours de ce Parlement, marquant un tournant majeur dans la façon dont les forces armées du Royaume-Uni envisagent les conflits futurs.
Ce financement, précisé dans une réponse écrite au Parlement, s’inscrit dans la continuité des recommandations de la Revue stratégique de la défense, qui préconise une transformation rapide des forces armées, avec l’autonomie et l’intelligence artificielle (IA) au cœur des opérations terre, mer et air.
Maria Eagle, ministre d’État au ministère de la Défense, a indiqué que le Royaume-Uni adopterait de plus en plus une « combinaison de capacités haut de gamme et abordables », associant des plateformes habitées performantes à des systèmes sans équipage, afin d’accroître la masse de combat et la résilience. Cela englobe des systèmes sans pilote opérant « sous l’eau, en mer, sur terre ou dans les airs ».
Interrogée par la députée Helen Maguire (Libéraux-démocrates – Epsom and Ewell), la ministre a préféré ne pas divulguer le nombre actuel de systèmes sans équipage en service ni les quantités prévues pour les trois prochaines années, précisant que « des détails complémentaires seront communiqués dans le cadre du Plan d’investissement de la Défense ».
Ce plan devrait détailler comment les 4 milliards de livres seront répartis entre les plateformes aériennes, terrestres, sous-marines et de surface non habitées. Cette annonce intervient alors que l’intérêt mondial pour la guerre par drones et les technologies autonomes s’intensifie, notamment suite à leurs utilisations remarquées en Ukraine et au Moyen-Orient.
Bien que les plateformes précises n’aient pas encore été officialisées, ce financement devrait soutenir des programmes tels que les véhicules aériens sans équipage (UAV), les planeurs autonomes sous-marins, les véhicules robotisés terrestres, ainsi que les navires navals à équipage optionnel, conformément à la vision d’une « Force intégrée ».
Cette décision traduit la reconnaissance croissante, au sein du gouvernement, que la supériorité technologique et la capacité à la déployer rapidement sont indispensables pour préserver la pertinence militaire.
Le Plan d’investissement de la Défense, attendu d’ici la fin de l’année, devrait préciser les calendriers d’acquisition, les volumes et les stratégies d’intégration de ces systèmes autonomes.