Le Royaume-Uni confirme son engagement à porter ses dépenses de défense à 3 % du PIB lors du prochain Parlement, visant à atteindre 5 % d’ici 2035 conformément aux normes de l’OTAN.
Lors des questions sur la défense à la Chambre des communes, le secrétaire à la Défense, John Healey, a indiqué que le Royaume-Uni avait rejoint l’ensemble des alliés de l’OTAN dans l’adoption de ce nouvel objectif de dépenses militaires fixé à 5 % du PIB d’ici 2035. Il a précisé que cette décision faisait suite à ce qu’il a qualifié de « la plus grande augmentation soutenue des dépenses de défense depuis la fin de la guerre froide ».
Interrogé par les députés conservateurs Greg Smith et Peter Fortune sur les calendriers précis, John Healey a annoncé que le gouvernement avait déjà alloué « 5 milliards de livres supplémentaires la première année » et que les dépenses militaires atteindraient « 2,6 % du PIB d’ici 2027 », une échéance avancée par rapport aux prévisions antérieures. Il a ajouté : « Nous visons 3 % lors du prochain Parlement ».
Greg Smith a critiqué le manque de prévisions détaillées des dépenses de défense dans les documents budgétaires, les comparant à une analyse approfondie des dépenses sociales. Il a demandé à John Healey de préciser « clairement depuis la tribune » quand le Royaume-Uni atteindrait les seuils de 3 % et 5 % du PIB pour la défense. Peter Fortune a partagé cette inquiétude en soulignant que Healey était « éloquent » mais manquait de « précisions » sur les dates.
John Healey a refusé de fournir un exercice financier précis pour atteindre les 3 %, se contentant de rappeler que ce palier serait franchi lors du prochain Parlement. Il a profité de cet échange pour critiquer les gouvernements conservateurs précédents, estimant qu’ils avaient eu « 14 ans pour augmenter les dépenses de défense » mais les avaient maintenues à un niveau que le Labour doit désormais relever. Il a précisé que le gouvernement remonte les dépenses à « 2,5 %, le niveau de 2010 » avant d’envisager des hausses supplémentaires.
Les députés travaillistes ont soutenu cette politique, Derek Twigg appelant à une accélération des budgets en raison des menaces russes et autres adversaires. John Healey a répondu que la montée en puissance des investissements de défense est déjà en cours, citant la Revue stratégique de défense, la stratégie industrielle de défense, ainsi que l’augmentation des financements pour le logement militaire, illustrant selon lui un « tournant historique » vers une meilleure préparation au combat.
Des questions ont également été soulevées concernant les dépenses dédiées à la résilience et à la préparation civile dans le cadre des obligations de l’OTAN au titre de son Article 3. John Healey a indiqué que les dépenses totales de défense passeraient de « un peu moins de 54 milliards de livres » lors de la dernière année du précédent gouvernement à « plus de 65 milliards de livres » cette année et la suivante, estimant que ces chiffres témoignaient à la fois d’un engagement solide et d’une dynamique en hausse.