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L’industrie navale écossaise bénéficie d’un coup de pouce majeur après que la Norvège a confirmé son intention d’acquérir des frégates britanniques de type 26, dans un contrat d’une valeur de 10 milliards de livres, avec une construction prévue sur les chantiers navals du Clyde.

Ce partenariat garantit environ 2 000 emplois chez BAE Systems à Glasgow jusqu’à la fin des années 2030, tout en maintenant 2 000 autres postes dans la chaîne d’approvisionnement à travers le Royaume-Uni. Plus de 100 entreprises écossaises, dont 54 petites et moyennes entreprises, devraient également en profiter.

Ian Murray, secrétaire écossais, a souligné la portée industrielle et stratégique de cet accord : « La décision de la Norvège de choisir des frégates construites en Écosse témoigne du succès remarquable de notre industrie navale et met en lumière les compétences et l’expertise de classe mondiale de notre main-d’œuvre sur le Clyde. Ce contrat représente un nouveau ‘dividende défense’ pour l’Écosse, soutient des milliers d’emplois et renforce la contribution essentielle de l’Écosse à la prospérité du Royaume-Uni ainsi qu’à la sécurité internationale. Cet accord prouve que lorsque nous soutenons l’industrie écossaise, cela profite aux communautés, aux travailleurs et à nos alliés. »

La Marine royale norvégienne recevra au moins cinq frégates, en plus des huit déjà commandées pour la Royal Navy, ce qui portera à 13 le nombre de navires avancés spécialisés en lutte anti-sous-marine opérant conjointement dans les eaux nordiques. Cette décision renforce la coopération historique entre le Royaume-Uni et la Norvège dans l’Atlantique Nord et consolide la capacité de l’OTAN à contrer l’activité croissante des sous-marins russes.

Le Premier ministre Keir Starmer a salué cet accord comme un exemple de la politique gouvernementale efficace tant sur le territoire national qu’à l’international : « Ce contrat de 10 milliards de livres illustre parfaitement notre Plan pour le Changement – créer des emplois, stimuler la croissance et protéger la sécurité nationale des travailleurs. »

Le secrétaire à la Défense, John Healey, a mis en avant l’importance stratégique du partenariat, déclarant : « Avec la Norvège, nous formerons, opérerons, dissuaderons et – si nécessaire – combattrons ensemble. Nos marines travailleront en parfaite coordination, en leadership au sein de l’OTAN, cet accord permettant de déployer davantage de navires de guerre de classe mondiale dans l’Atlantique Nord pour traquer les sous-marins russes, protéger nos infrastructures critiques et assurer la sécurité de nos deux nations. »

Pour l’Écosse, les retombées industrielles sont évidentes. En plus des emplois sécurisés sur le Clyde, Ferguson Marine à Port Glasgow est déjà intégré à la chaîne d’approvisionnement du Type 26, en fabriquant des modules pour le HMS Birmingham. À l’échelle nationale, les fournisseurs dans des domaines allant de l’électronique à la sidérurgie devraient bénéficier de l’intensification des travaux.

Les frégates elles-mêmes sont conçues spécifiquement pour la lutte anti-sous-marine, alliant discrétion, capteurs sophistiqués et autonomie adaptées aux conditions de l’Atlantique Nord. En rejoignant le programme Type 26, la Norvège devient le quatrième pays à adopter ce modèle après le Royaume-Uni, l’Australie et le Canada, créant une flotte mondiale de plus de 30 navires.

Cette décision intervient à l’approche d’un nouvel accord bilatéral de défense entre Londres et Oslo qui visera à formaliser davantage la coopération, en reliant industrie, formation et opérations.