Tidigare statsrådet Carl Bildt, également membre de l’Académie royale des sciences militaires, a remis en juin au gouvernement un rapport intitulé « Une réforme des services de renseignement ». En juillet, le membre Johan Wiktorin a exprimé, dans un article de débat publié dans le journal Dagens Nyheter, son opposition en estimant que les propositions de Bildt sont dangereuses pour la Suède et que le rapport ne devrait pas être pris en compte par les autorités.
Wiktorin soutient qu’une réorganisation du système de renseignement entraînerait inévitablement des pénuries opérationnelles, affectant la capacité du pays à faire face aux menaces sécuritaires. Selon lui, modifier la structure en place pourrait fragiliser la coordination entre les différentes agences et réduire l’efficacité globale des services de renseignement.
Le débat met ainsi en lumière les enjeux cruciaux liés à la modernisation des capacités de renseignement, dans un contexte géopolitique marqué par des tensions croissantes et une multiplication des cybermenaces. La question est de savoir comment concilier amélioration de la performance, consolidation des moyens et sécurité nationale tout en évitant les risques d’une réorganisation maladroite.
Cette controverse reflète plus largement les défis auxquels font face les pays occidentaux en matière de renseignement, à l’heure où la rapidité de l’information et la protection des données sont devenues des enjeux stratégiques essentiels. Les choix effectués en matière de gouvernance des services de renseignement auront des conséquences directes sur la capacité de réaction face aux menaces hybrides, terroristes ou étatiques.