Le think-tank officiel de la marine pakistanaise, le National Institute of Maritime Affairs (NIMA), prévoit qu’en cas de conflit naval futur, l’Inde ciblera simultanément plusieurs installations navales stratégiques afin de neutraliser les capacités maritimes du Pakistan.
Selon l’analyse de NIMA, la première vague de frappes indiennes viserait principalement :
- PNS Jinnah (Ormara) – Une base navale clé abritant des infrastructures et des équipements essentiels.
- PNS Makran (Pasni) – Un centre logistique et opérationnel important le long de la côte du Makran.
- PNS Qasim (Karachi) – Une installation vitale responsable de diverses opérations navales, de la formation et de la logistique.
- Les installations navales à Karachi et dans ses alentours, le principal bastion maritime pakistanais.
- Autres positions stratégiques telles que Jiwani, qui servent de bases avancées pour les opérations maritimes.
NIMA souligne que la marine indienne, avec son développement des capacités de porte-avions, ses moyens de frappes de précision à longue portée et son réseau de surveillance maritime, privilégierait des attaques simultanées et concentrées sur plusieurs fronts. Cette stratégie viserait à submerger les défenses navales pakistanaises et à limiter ses capacités de riposte.
Karachi a historiquement été un point focal des conflits navals indo-pakistanais, notamment lors de la guerre de 1971, lorsque la marine indienne avait réussi à frapper le port de Karachi et ses réserves pétrolières. Tirant les leçons de cet épisode, le Pakistan a diversifié ses bases le long de la côte du Makran. Néanmoins, l’avertissement de NIMA indique que l’Inde pourrait désormais chercher à neutraliser ces principaux sites dans une campagne coordonnée et d’envergure.
Ce rapport met en lumière les inquiétudes persistantes de la marine pakistanaise quant à son désavantage asymétrique face à la marine indienne. Avec la modernisation constante des flottes de surface, des sous-marins et de l’aviation de frappe maritime indienne, le Pakistan est contraint d’étendre sa stratégie de bases dispersées, tout en renforçant ses systèmes de défense aérienne et sa protection côtière.
Les analystes de défense considèrent cet avertissement de NIMA comme un signal fort adressé aux décideurs d’Islamabad quant à l’urgence d’investir dans des infrastructures renforcées, la dispersion des forces navales et l’intégration des systèmes de défense côtière avec les réseaux terrestres de missiles et de défense aérienne.