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Lors d’un sommet sur la défense, le vice-chef de l’Indian Air Force (IAF), le maréchal de l’air Narmdeshwar Tiwari, a confirmé la destruction d’un avion AWACS pakistanais ainsi que de plusieurs avions de chasse F-16 lors de l’opération Sindoor menée en mai 2025. Ces frappes précises ont visé des infrastructures clés des forces aériennes pakistanaises, marquant une intensification historique des capacités opérationnelles indiennes dans ce conflit frontalier.

Cette annonce vient renforcer les déclarations précédentes du chef de l’IAF, le maréchal de l’air A.P. Singh, qui avait déjà dévoilé le succès de ces frappes contre des cibles stratégiques au Pakistan. L’opération Sindoor, menée du 7 au 10 mai, a été une riposte directe à l’attaque terroriste du 22 avril à Pahalgam, au Jammu-et-Cachemire, attaque attribuée au soutien pakistanais et à l’origine de la mort de 26 personnes. Pour la première fois, l’Inde a mené des frappes de missiles de croisière supersoniques BrahMos à longue portée sur des bases aériennes pakistanaises, au cœur même d’un territoire d’un pays doté de l’arme nucléaire.

Au cours du sommet du 30 août, le maréchal Tiwari a détaillé la stratégie de l’IAF, visant à infliger une réponse « visuelle et visible » tout en dissuadant toute nouvelle agression. « Sur un large éventail de cibles, nous avons sélectionné neuf objectifs clés, » a-t-il expliqué, soulignant qu’« moins de 50 armes ont été utilisées » pour contraindre le Pakistan à accepter un cessez-le-feu. Cette efficacité a été rendue possible grâce au Système intégré de commandement et de contrôle aérien (IACCS) de l’Inde, véritable colonne vertébrale des manœuvres offensives et défensives.

Les frappes les plus marquantes ont été dirigées contre deux bases aériennes du Pakistan situées dans la province du Sindh : Bholari et Jacobabad. La base de Bholari, récente et moderne, inaugurée en 2017 à moins de 100 km de Karachi, a subi une attaque avec des missiles BrahMos-aéro-lancés supersoniques. L’analyse d’images satellitaires après l’attaque a révélé un cratère d’environ 18 mètres dans le toit d’un hangar majeur, confirmant des dégâts importants.

D’après les évaluations de l’IAF et les déclarations de l’ancien maréchal de l’air pakistanais Masood Akhtar, ce hangar abritait un avion AWACS Saab 2000 Erieye, une plateforme suédoise sophistiquée dédiée à la surveillance radar à 270 degrés. « Quatre missiles BrahMos ont été lancés en salve… le quatrième a touché le hangar à Bholari où était stationné un de nos AWACS. Il a été endommagé, » a déclaré Akhtar au média pakistanais peu après l’attaque. Cet AWACS, élément crucial pour la détection et la coordination des opérations aériennes, était immobilisé pour maintenance, ce qui l’a rendu vulnérable. La frappe a non seulement détruit l’appareil mais a également causé des pertes humaines parmi le personnel, y compris des spécialistes, comme confirmé par le ministre en chef du Sindh.

Dans la base de Shahbaz à Jacobabad, à environ 200 km de la frontière indienne, l’IAF a ciblé un autre hangar abritant des F-16 en phase de maintenance. Lors d’une intervention le 8 août, le maréchal A.P. Singh a précisé que « la moitié du hangar a été détruite et il est certain que plusieurs avions à l’intérieur ont été endommagés. » Selon des sources, plusieurs F-16A/B Block-15 ADF, certains d’origine jordanienne acquis récemment pour renforcer la PAF, ont été neutralisés. Les images satellites prises après l’attaque montrent des débris et des traces de brûlure autour du bâtiment, attestant de l’ampleur des dégâts.

Ces opérations faisaient partie d’une série de frappes touchant 11 bases majeures de la PAF, dont Nur Khan (Chaklala), Sargodha, Rafiqui, Murid, Sukkur, Sialkot, Pasrur, Chunian et Skardu. Par ailleurs, l’IAF a abattu six appareils pakistanais lors d’engagements aériens, dont cinq chasseurs et un gros avion – possiblement un autre AWACS ou une plateforme d’intelligence électronique – à des distances allant jusqu’à 300 km, ce qui constitue le record d’un tir sol-air.

Les déclarations du maréchal Tiwari lors du sommet font donc écho à celles du maréchal Singh, qui avait souligné la frappe réussie contre « au moins un AWACS stationné dans le hangar de Bholari ainsi que quelques F-16 en maintenance », mettant en avant la pleine liberté d’action garantie par la volonté politique. Ces confirmations officielles renforcent la portée stratégique de l’opération Sindoor et réfutent toute minimisation pakistanaise des dommages.