Depuis des décennies, l’Inde s’appuie sur le Népal et le Bhoutan en tant qu’États tampons stratégiques pour protéger ses frontières nord contre l’expansionnisme chinois dans l’Himalaya. Ces petits pays enclavés, situés entre l’Inde et la Chine, ont historiquement joué un rôle essentiel en tant que zones tampons géopolitiques, s’appuyant sur leurs liens culturels, économiques et militaires avec l’Inde afin de préserver un équilibre fragile dans une région marquée par de fortes tensions.

Cependant, les développements récents indiquent que ce tampon se désagrège sous le poids de l’ingérence chinoise, motivée par les ambitions territoriales agressives de Pékin et sa manœuvre stratégique croissante. Le Népal, qui se montre très actif dans ses différends frontaliers avec l’Inde, demeure étonnamment silencieux face aux avances chinoises, tandis que le Bhoutan, malgré sa dépendance sécuritaire envers l’Inde, est confronté à des implantations chinoises dans des zones contestées depuis la crise de Doklam en 2017.

Avec l’extension de l’influence chinoise dans cette région clé, le tampon stratégique de l’Inde s’effrite dangereusement. Cette situation nourrit des inquiétudes quant à la réalisation possible de la vision de Mao Zedong, visant à intégrer le Népal et le Bhoutan dans la sphère d’influence chinoise.