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Leonardo a signé un accord pour acquérir Iveco Defence Vehicles auprès du groupe Iveco, dans le cadre d’un engagement stratégique estimé à 1,7 milliard d’euros.

Cette transaction, annoncée le 30 juillet, sera financée par des réserves de trésorerie existantes et devrait être finalisée au premier trimestre 2026, sous réserve des approbations réglementaires.

Cette acquisition représente une étape majeure dans la volonté de Leonardo de renforcer sa position en tant que constructeur global dans le domaine de la défense terrestre. Le groupe précise que ce rachat s’inscrit dans sa stratégie industrielle actuelle et lui permettra de proposer des solutions intégrées combinant véhicules et systèmes électroniques, tant sur plateformes chenillées que sur roues.

Leonardo souligne que cet accord va étendre ses capacités opérationnelles en combinant son savoir-faire en matière de capteurs, tourelles et électronique aux gammes de véhicules blindés et tactiques d’Iveco Defence. Les deux entreprises devraient tirer parti de leurs technologies complémentaires, de leurs canaux commerciaux et de leurs bases de production respectives. Cette opération vise également à améliorer l’accès de Leonardo aux marchés export et à renforcer son offre auprès des clients européens.

Iveco Defence, dont le siège est basé à Bolzano, a généré un chiffre d’affaires de 1,133 milliard d’euros en 2024, avec un résultat opérationnel de 108 millions d’euros avant intérêts et impôts. L’entreprise dispose de cinq sites de production en Allemagne, en Roumanie et au Brésil. Elle emploie environ 2 000 salariés et possède neuf bureaux commerciaux ainsi que six centres de recherche et développement répartis en Europe et en Amérique du Sud.

Leonardo indique que cette acquisition facilitera une intégration plus étroite des systèmes électroniques dans ses futurs véhicules. Le groupe évoque également des perspectives de collaboration approfondie avec son partenaire actuel Rheinmetall, notamment dans le segment des véhicules lourds.

Ce rachat s’inscrit dans une tendance plus large du secteur européen de la défense, où plusieurs acteurs renforcent leur production et consolident leurs capacités pour répondre à une demande croissante.

Les gouvernements européens ont ainsi accru leurs investissements dans les flottes de véhicules blindés et les plateformes de soutien, motivés par les besoins opérationnels liés au conflit en Ukraine, à la posture des forces de l’OTAN et à la reconstitution des stocks stratégiques.