Au camp Hansen, à Okinawa, une unité de Marines spécialisés en reconnaissance a suivi une formation intensive aux tactiques de combat rapproché. Organisée par le groupe d’entraînement aux opérations expéditionnaires de la IIIe Force expéditionnaire marine, cette session visait à renforcer leur efficacité lors d’engagements en milieu confiné et à haute intensité.
Les Marines de la Force Reconnaissance Company du 3e Bataillon de Reconnaissance de la 3e Division Marine ont réalisé, du 15 septembre au 5 novembre, un cursus de trois semaines axé sur des scénarios urbains complexes. Cette formation était destinée à améliorer les compétences des leaders de petites unités dans le maniement des armes et les manœuvres en espaces restreints.
« Les tactiques de combat rapproché représentent probablement les opérations les plus risquées que nous pouvons entreprendre. Il s’agit d’un environnement extrêmement dangereux, où nous tirons à très courte distance dans des espaces confinés », explique le capitaine Christopher Ori Jr., officier d’infanterie de reconnaissance.
Les exercices ont débuté par des tirs au stand simulant différentes situations urbaines à difficulté croissante. Les Marines ont notamment perfectionné les transitions rapides entre fusil et pistolet sur des zones statiques puis dynamiques.
Les équipes ont ensuite participé à une qualification en maison de tir. Les groupes de quatre devaient progresser en dégageant portes et couloirs pour sécuriser un bâtiment. Cette épreuve comportait un briefing initial, des répétitions à blanc, puis un tir réel. L’objectif était de développer la coordination collective et la sécurité lors des explosions de feu à proximité immédiate.
La formation s’est poursuivie par des exercices de tactiques de peloton, avec des raids ciblés à petite échelle. Dans ce cadre, les Marines utilisaient des véhicules civils pour se fondre dans l’environnement environnant, reconnaissant la zone avant de s’approcher de la cible. Ils devaient ensuite identifier clairement les menaces avant d’exécuter leur mission.
Le point culminant de la formation a été une interdiction d’un véhicule par sniper depuis un hélicoptère. Après l’intervention aérienne, des renforts à pied s’emparaient du personnel et du matériel ciblés afin d’assurer leur extraction.
Pour la majorité des exercices, des munitions non létales spécifiques, appelées « rounds Special Effects Small Arms Marking System », ont été utilisées. Ces projectiles de type paintball augmentaient le réalisme tout en garantissant la sécurité des participants. De plus, des acteurs ont joué des rôles d’adversaires et de civils pour simuler des conditions opérationnelles réalistes.
Le 5 novembre, les Marines ont officiellement validé leur formation Close Quarters Tactics Course (CQTC), un prérequis indispensable pour leurs missions avec la 31e unité expéditionnaire marine (MEU).
« Cette capacité représente un atout majeur pour la 31e MEU et la IIIe MEF, disposant désormais d’une force de raid maritime professionnelle et efficace à déployer rapidement en opération », souligne le capitaine Ori. « Qu’il s’agisse de raids limités ou de frappes ciblées, notre rôle est crucial. »