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Les alliés européens vont désormais prendre le commandement des forces interarmées de l’OTAN, tandis que les États-Unis conservent la direction des principales composantes opérationnelles de l’Alliance. Ce changement majeur reflète une répartition plus équilibrée des responsabilités au sein de l’organisation, tout en soulignant l’engagement continu des États-Unis.

Lors d’un accord conclu le 6 février et annoncé le 10 février, les membres de l’OTAN ont validé une redistribution importante des rôles de leadership dans la structure de commandement de l’Alliance. Cette réforme vise à renforcer la prise en charge européenne tout en préservant le rôle central des États-Unis dans la gestion opérationnelle globale.

Concrètement, le Royaume-Uni prendra la tête du Joint Force Command Norfolk, et l’Italie assumera le commandement du Joint Force Command Naples, deux postes jusqu’ici occupés par les États-Unis. Par ailleurs, l’Allemagne et la Pologne partageront à tour de rôle la direction du Joint Force Command Brunssum.

Ces trois commands interarmées de l’OTAN, qui dirigent les forces de l’Alliance en période de crise et de conflit, seront donc désormais placés sous commandement européen. En parallèle, les États-Unis conserveront la responsabilité des trois composantes opérationnelles principales de l’Alliance, c’est-à-dire le commandement maritime allié (MARCOM), le commandement terrestre allié (LANDCOM) ainsi que le commandement aérien allié (AIRCOM).

Un porte-parole de l’OTAN a indiqué que ces changements seront déployés progressivement dans les prochaines années, en cohérence avec les rotations programmées du personnel. L’Alliance a présenté cet accord comme un effort global de « rééquilibrage des rôles de leadership », à mesure que les alliés européens assument davantage de responsabilités dans la chaîne de commandement.

L’OTAN a également rappelé que les États-Unis maintiennent leur rôle central, notamment à travers la fonction de Commandant suprême des forces alliées en Europe (SACEUR), traditionnellement confiée à un officier supérieur américain.

Pour le porte-parole de l’Alliance, cette réorganisation traduit « une répartition plus équitable des responsabilités au sein de l’OTAN », et « montre que les alliés européens prennent davantage de responsabilités tout en confirmant l’engagement américain envers le commandement et le contrôle de l’Alliance ».