Nagasaki (Japon). Quatre-vingts ans après le largage par les États-Unis de deux bombes atomiques sur les villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki, la « seule garantie » contre l’utilisation des armes nucléaires aujourd’hui réside dans leur « élimination totale », a déclaré le 8 août le Secrétaire général de l’ONU.
Inspiré par les hibakusha, survivants des bombardements atomiques qui ont transformé leur souffrance en un vibrant appel à la paix, António Guterres a renouvelé son appel à un monde débarrassé des armes nucléaires dans un message vidéo adressé à la 11e conférence générale des Maires pour la paix réunie à Nagasaki.
Unies contre l’arme nucléaire, ces villes représentées par leurs maires saisissent l’occasion pour discuter et adopter des priorités clés en faveur du désarmement nucléaire mondial.
« Pas de place pour les armes nucléaires dans notre monde »
« Les armes nucléaires n’ont pas leur place dans notre monde », a affirmé M. Guterres dans son message vidéo, soulignant qu’elles ne procurent que « l’illusion de la sécurité et la certitude de la dévastation ». Il a appelé à leur élimination totale et exhorté tous les participants à « continuer de mobiliser les communautés, inspirer la jeunesse et construire la paix depuis la base ».
« J’appelle tous les États à se réengager fermement en faveur du désarmement nucléaire », a-t-il insisté.
Un monde meilleur
« Je salue l’engagement indéfectible des Maires pour la paix en vue d’un monde meilleur », a ajouté le chef de l’ONU, saluant les efforts de cette organisation pour susciter un véritable élan vers la réalisation d’un monde pacifique sans armes nucléaires.
En hommage aux hibakusha et à la mémoire des victimes d’Hiroshima et Nagasaki, António Guterres a lancé un appel poignant à agir pour mettre un terme définitif à la menace nucléaire.
Le prix Nobel de la paix vient justement d’être attribué à Nihon Hidankyo, une organisation japonaise anti-armes nucléaires, en reconnaissance de son rôle essentiel dans la sensibilisation aux conséquences catastrophiques de l’utilisation de ces armes.
Un combat historique pour un monde sans armes nucléaires
Depuis sa création en 1945, peu après la Seconde Guerre mondiale et les bombardements d’Hiroshima et Nagasaki, l’ONU œuvre pour la construction d’un monde libre d’armes nucléaires.
Le premier texte adopté par l’Assemblée générale des Nations unies en janvier 1946 portait sur la mise en place d’une commission chargée des questions liées à l’énergie atomique, soulignant l’importance précoce du désarmement nucléaire dans l’agenda international.
Le message du Secrétaire général rappelle que seule une mobilisation collective et continue, portée par les États, les collectivités locales et la société civile, pourra conduire à supprimer définitivement cette menace mortelle pesant sur la sécurité globale.