La prochaine phase du déploiement du Carrier Strike Group 25 de la Royal Navy, nommée opération Highmast, mettra l’accent sur des opérations aériennes intégrées dans la région indo-pacifique. Les forces britanniques et japonaises se préparent à des exercices conjoints en mer avec des F-35B, indique une mise à jour du ministère britannique de la Défense.
Les deux pays exploitent la version à décollage court et atterrissage vertical (STOVL) du chasseur furtif de cinquième génération, le F-35B. Tandis que le Royaume-Uni opère cet avion depuis 2018, le Japon en est encore aux premières étapes de son intégration au sein de ses forces maritimes.
Les opérations conjointes de cette semaine verront les appareils et leurs équipages évoluer côte à côte en mer, renforçant ainsi l’interopérabilité et préparant le terrain pour des coopérations futures.
Cette phase commune durera une semaine, après quoi le groupe britannique se scindera. Une partie de la force se dirigera vers la Corée du Sud, tandis que le HMS Prince of Wales et ses escortes poursuivront leur route vers le Japon.
Les deux marines ont progressivement renforcé leur intégration air-mer. En 2024, un pilote britannique de F-35, le lieutenant-commandant Baker, a marqué l’histoire en se posant pour la première fois sur un navire de la Force Maritime d’Autodéfense Japonaise (JMSDF). Ce vol, réalisé dans le cadre des missions du Lt. Cmdr Baker avec l’Integrated Test Force de Patuxent River aux États-Unis, constitue une étape symbolique dans la coopération en matière de défense entre le Royaume-Uni et le Japon.
Le Japon a récemment adapté ses porte-hélicoptères de classe Izumo pour accueillir le F-35B, impliquant des modifications structurelles et l’application de revêtements résistants à la chaleur sur le pont, afin de supporter la poussée verticale caractéristique de cet avion STOVL. La collaboration avec le Carrier Strike Group britannique est perçue comme une opportunité majeure pour renforcer la capacité du Japon à projeter sa puissance en mer.
L’opération Highmast s’inscrit dans la stratégie plus large du Royaume-Uni visant à maintenir une présence continue dans la région indo-pacifique, dans le but d’approfondir les liens sécuritaires avec les alliés régionaux au travers d’exercices pratiques, de l’intégration logistique et de déploiements multilatéraux.