Suite à l’attaque surprise menée par le Hamas ce week-end, de nombreuses compagnies aériennes internationales, notamment des transporteurs américains majeurs tels que Delta Air Lines, United Airlines et American Airlines, ont suspendu temporairement leurs vols vers Israël. L’Europe n’est pas en reste, avec des acteurs importants comme Lufthansa, Air France-KLM ainsi que la compagnie low-cost Wizz Air qui ont également interrompu leurs liaisons.
Mettant en lumière la gravité de la situation, la Federal Aviation Administration (FAA) a émis un avis appelant les compagnies à réévaluer le contexte sécuritaire en Israël. Selon cette déclaration, « les exploitants sont invités à faire preuve de prudence ». En raison des circonstances, des retards de vol sont à prévoir, la FAA recommandant aux opérateurs d’adapter leurs plans de carburant en conséquence.
Habituellement, l’aéroport international Ben Gourion de Tel Aviv gère environ 300 départs quotidiens, d’après les données de FlightRadar24. La liaison la plus fréquente est celle vers Istanbul, avec 105 vols hebdomadaires. Parmi les autres destinations prisées figurent Larnaca à Chypre, Antalya en Turquie, ainsi que des grandes villes européennes ou du Golfe comme Dubaï, Athènes, Rome, Paris et Vienne.
L’escalade du conflit a conduit les compagnies à réviser leurs plannings, plaçant la sécurité et la protection au cœur de leurs préoccupations.
Plusieurs compagnies américaines exploitent des trajets vers Israël, notamment Air Canada, Delta, United et American Airlines. Tandis que Virgin Atlantic a suspendu certains vols vers Tel Aviv et réévalue en continu sa programmation, British Airways ajuste ses horaires tout en offrant une politique de réservation flexible à ses passagers.
Malgré cette perturbation, la compagnie israélienne principale, El Al Israel Airlines, ainsi que les turques Pegasus et Turkish Airlines continuent d’exploiter certains vols. Par ailleurs, Emirates et FlyDubai maintiennent leurs départs programmés depuis Tel Aviv.
Contourner l’espace aérien israélien, malgré sa relative compacité, pose des défis de navigation, notamment vers les grands centres du Golfe. Plusieurs zones, dont l’espace aérien syrien ainsi que des secteurs des espaces russes et ukrainiens, font l’objet de restrictions permanentes, limitant les possibilités de détournement.
L’Agence de la sécurité aérienne de l’Union européenne (EASA) a diffusé un bulletin informatif concernant les zones de conflit en Israël. Elle recommande une évaluation approfondie des risques ainsi que la mise en place de plans de contingence rigoureux. Dans ce contexte tendu, des compagnies asiatiques telles qu’Air India et Cathay Pacific ont suspendu leurs vols vers Israël.
Les principales compagnies aériennes ajustent leurs services en réponse à la crise, anticipant des modifications de routes et une prudence accrue.
De son côté, Iberia Express a révisé sa programmation des vols vers Israël. La compagnie avait inauguré en mars deux vols de retour quotidiens, mais l’intensification du conflit pourrait contraindre à réduire cette fréquence à un seul vol de retour à moyen terme.
Le président de l’Association des pilotes alliés, Ed Sicher, a souligné l’importance de préserver la sécurité des équipages et des passagers. Il a appelé tous les pilotes à interrompre leurs opérations vers Israël, invoquant l’imprévisibilité du conflit et le risque d’attaques soudaines. Il plaide pour la suspension des vols tant que la sécurité ne pourra pas être garantie de manière satisfaisante. En illustration de la volatilité actuelle, American Airlines, qui opère une liaison quotidienne entre l’aéroport John F. Kennedy de New York et Tel Aviv, a stoppé ses vols Miami-Tel Aviv début mars, tout en offrant à ses clients la possibilité de modifier leurs réservations sans frais supplémentaires.