Les États-Unis ont annoncé mardi des sanctions visant le commerce des drones entre l’Iran et le Venezuela, dans un contexte d’intensification de la pression américaine contre le président vénézuélien de gauche, Nicolas Maduro.
Le département américain du Trésor a ciblé dix individus et entités basés au Venezuela et en Iran, concernant notamment l’achat de drones conçus en Iran, des tentatives d’acquisition de produits chimiques utilisés pour les missiles balistiques, ainsi que d’autres sujets préoccupants.
John Hurley, sous-secrétaire au Trésor pour la lutte contre le terrorisme et l’intelligence financière, a déclaré : « Le Trésor tient l’Iran et le Venezuela responsables de leur prolifération agressive et irresponsable d’armes meurtrières à travers le monde ».
Il a ajouté dans un communiqué : « Nous continuerons à prendre des mesures rapides pour priver ceux qui soutiennent le complexe militaro-industriel iranien d’accès au système financier américain. »
Cette annonce intervient alors que l’administration de Donald Trump accentue sa pression sur Nicolas Maduro, que Washington accuse de périclitante gouvernance. Maduro a pour sa part affirmé que le président américain cherche à provoquer un changement de régime.
Le président Trump a déclaré lundi que les États-Unis avaient frappé et détruit une zone d’amarrage utilisée par des embarcations vénézuéliennes supposées impliquées dans le trafic de drogue, ce qui pourrait constituer la première opération terrestre dans le cadre de la lutte militaire contre le trafic en provenance d’Amérique latine.
Le département du Trésor a indiqué que cette nouvelle sanction s’appuie sur ses précédentes désignations dans le cadre de la lutte contre la prolifération, et soutient la réimposition des sanctions de l’ONU ainsi que d’autres restrictions sur l’Iran.
Selon ce communiqué, les programmes iraniens de drones et de missiles constituent une menace pour le personnel américain et ses alliés au Moyen-Orient, tout en déstabilisant le trafic commercial dans la mer Rouge.
Parmi les entités sanctionnées figure la société vénézuélienne Empresa Aeronautica Nacional SA ainsi que son président, que le Trésor accuse d’avoir acquis des drones d’origine iranienne.
Thomas Pigott, porte-parole du département d’État, a précisé dans un autre communiqué : « La fourniture continue d’armes conventionnelles par l’Iran à Caracas constitue une menace pour les intérêts américains dans la région ». Il a ajouté que cette entreprise vénézuélienne avait « contribué à la vente de drones de combat pour plusieurs millions de dollars ».
« Les entités et individus désignés aujourd’hui montrent qu’Iran continue activement à proliférer ses véhicules aériens sans pilote de combat et poursuit l’acquisition d’éléments liés aux missiles, en violation des restrictions des Nations unies », a-t-il conclu.