Les États-Unis et l’Ukraine mènent des discussions approfondies concernant la possible fourniture de missiles de croisière longue portée à Kiev, capables, selon les versions, de frapper en profondeur sur le territoire russe, ont déclaré des hauts responsables ukrainiens.
Ces échanges interviennent après de nombreuses demandes ukrainiennes et surviennent dans un contexte de nouvelles vagues d’attaques russes ciblant les infrastructures énergétiques de l’Ukraine, comme le montrent les déclarations officielles.
Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a confirmé que les deux parties étaient « en pleine discussion très détaillée et active sur la possibilité de fournir ces missiles », selon les propos du porte-parole Heorhii Tykhyi.
Le président Volodymyr Zelensky a indiqué avoir eu un entretien téléphonique avec le président américain Donald Trump qu’il a qualifié de « très positif et productif ». « Nous avons évoqué les opportunités pour renforcer notre défense aérienne, ainsi que les accords concrets sur lesquels nous travaillons pour garantir cela », a écrit Zelensky sur X dans un message public.
Moscou a vivement réagi à l’éventualité de transferts de missiles Tomahawk. Le président russe Vladimir Poutine a qualifié ce projet de déploiement de « monstrueux » et a averti que cela porterait atteinte à ses relations avec Donald Trump, rapportent les médias d’État russes.
Le Tomahawk est un missile de croisière subsonique propulsé par un turboréacteur, conçu pour des frappes longues distances, par tous les temps. Selon les différentes versions, sa portée officielle varie d’environ 1 300 km à plus de 2 400 km, la dernière famille Block V bénéficiant d’améliorations en portée et capacités, d’après les données techniques publiques.
Ces missiles utilisent généralement un guidage hybride combinant navigation inertielle, GPS et reconnaissance du terrain.
En cas de fourniture, ces missiles offriraient à l’Ukraine une extension significative de sa capacité de frappe. Ils permettraient des attaques de précision sur des objectifs en profondeur tels que des centres logistiques, des aérodromes ou des infrastructures énergétiques, actuellement hors de portée de nombreux systèmes ukrainiens. Les responsables ukrainiens et plusieurs analystes soulignent que renforcer la capacité de Kiev à menacer des cibles éloignées constituerait une méthode efficace pour dissuader de nouvelles frappes sur les infrastructures critiques et diminuer la profondeur opérationnelle russe.