Les forces américaines ont mené des frappes aériennes consécutives pendant quatre jours contre des militants de l’État islamique dans le nord de la Somalie, marquant une intensification de la campagne aérienne dans ce pays. Ces opérations se sont déroulées entre le 22 et le 25 décembre, période coïncidant avec d’autres frappes américaines, notamment au Nigeria.
Le Commandement des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM) a confirmé que les frappes ont eu lieu dans la chaîne de montagnes Golis, à environ 90 kilomètres au sud-est de Bosaso, dans le nord de la Somalie. Aucune victime n’a été annoncée et peu de détails ont été communiqués, en raison des impératifs de sécurité opérationnelle.
« AFRICOM, en collaboration avec le gouvernement fédéral somalien et les forces armées somaliennes, continue d’agir pour réduire la capacité d’ISIS-Somalie à menacer le territoire américain, nos forces et nos citoyens à l’étranger », indiquent les communiqués officiels.
Cette intensification des frappes s’inscrit dans un contexte d’expansion notable de la guerre américaine en Somalie. L’administration Trump a en effet considérablement augmenté le nombre d’opérations aériennes contre l’État islamique en Somalie en 2025, avec plus de 120 frappes, un record historique depuis le début des opérations américaines en 2003 sous George W. Bush. Le think tank New America a recensé 118 frappes en date du 15 décembre, auxquelles il faut ajouter dix autres selon AFRICOM, portant le total à 128 pour l’année. Cela représente un niveau de frappes bien supérieur à celui de l’administration Biden, qui n’avait conduit que 51 opérations similaires.
Parmi ces frappes, certaines ont mobilisé une puissance de feu importante. Par exemple, une attaque du 1er février impliquant des avions embarqués sur le porte-avions USS Harry S. Truman, déployé dans la région pour lutter contre les Houthis au Yémen, a utilisé plus de 54 tonnes de munitions et permis la neutralisation de 14 militants.
Parallèlement à ces opérations en Somalie, l’administration Trump a orchestré une frappe très médiatisée le jour de Noël contre des combattants de l’État islamique dans le nord-ouest du Nigeria. Des missiles Tomahawk tirés depuis un navire américain ont visé plusieurs positions dans l’État de Sokoto. AFRICOM a rapporté la mort de plusieurs terroristes d’ISIS dans des camps ciblés, bien que ces informations n’aient pas pu être confirmées de manière indépendante. Par ailleurs, les habitants du village de Jabo, touché par les débris de l’un des missiles, ont indiqué qu’il n’y avait eu aucune victime et qu’aucune activité terroriste n’était constatée dans la zone.