Les forces armées américaines ont lancé une vaste offensive aérienne sur le Venezuela, annonce l’ancien président Donald Trump sur les réseaux sociaux. Dans son message, il affirme que l’armée américaine et les forces de l’ordre ont capturé le président vénézuélien Nicolás Maduro ainsi que son épouse.
« Les États-Unis d’Amérique ont mené avec succès une frappe à grande échelle contre le Venezuela et son dirigeant, le président Nicolás Maduro, qui a été capturé avec son épouse et exfiltré du pays », a écrit Donald Trump sur Truth Social. « Cette opération a été conduite en coordination avec les forces de l’ordre américaines. Plus de détails seront communiqués. »
Le président a également annoncé la tenue d’une conférence de presse à 11 heures, ce samedi matin, à Mar-a-Lago, en Floride.
Ces déclarations interviennent après de multiples explosions survenues à Caracas, la capitale vénézuélienne, dans la nuit de vendredi à samedi. Pendant environ une heure, des frappes aériennes ont touché plusieurs sites, notamment des installations militaires, dans une attaque étendue menée par les forces américaines contre le Venezuela. Plusieurs médias rapportent que ces raids ont été confirmés par un responsable américain, le Pentagone renvoyant toutes les questions à la Maison Blanche.
Plusieurs témoins, ainsi que des images diffusées par al-Jazeera English, montrent des hélicoptères volant à basse altitude dans Caracas au moment des explosions, qui ont débuté peu avant 3 heures du matin, heure locale. Aucune information n’est encore disponible concernant le nombre de victimes ou de blessés provoqués par ces bombardements.
Le président colombien Gustavo Petro, premier leader régional à réagir publiquement, a indiqué sur le réseau social X que la ville était attaquée par des missiles, sans préciser l’origine de ces tirs. Les explosions ont notamment frappé Fort Tiuna, siège du ministère du Pouvoir populaire pour la Défense, qui supervise les forces armées vénézuéliennes. Plus de 3 millions de personnes vivent dans cette zone urbaine densément peuplée. Nicolás Maduro a déclaré l’état d’urgence national.
Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Yván Gil Pinto, a directement accusé les États-Unis d’être responsables de ces attaques. « Le président Nicolás Maduro a ordonné la mise en œuvre de tous les plans de défense nationale aux moments et circonstances appropriés », indique un communiqué officiel publié sur Telegram. Gil Pinto précise que, outre Caracas, plusieurs sites situés dans les États de Miranda, Aragua et La Guaira ont également été visés.
Les informations rapportent également que Donald Trump avait donné le feu vert pour des opérations terrestres en décembre, avant Noël, selon CBS News.
Les États-Unis accusent régulièrement le gouvernement vénézuélien dirigé par Maduro d’être impliqué dans le trafic de drogue. Plusieurs groupes liés à ce narcotrafic, dont un cartel désigné comme organisation terroriste étrangère et potentiellement fictif attribué à Maduro, ont été sanctionnés par Washington. Depuis septembre, les forces américaines ont mené au moins 35 frappes aériennes contre des navires soupçonnés de trafic de drogue dans les Caraïbes et dans l’océan Pacifique oriental. Ces opérations ont causé la mort de plus de 100 personnes. Par ailleurs, Washington a instauré un blocus des tankers pétroliers en provenance ou à destination du Venezuela.
Ces nouvelles explosions surviennent une semaine après que Donald Trump ait affirmé à un animateur radio que les États-Unis avaient « frappé » une installation côtière vénézuélienne utilisée prétendument pour le trafic de drogue. Confirmée par plusieurs médias américains, la frappe sur le sol vénézuélien en décembre reste néanmoins entourée de zones d’ombre quant à son étendue précise.
Les États-Unis disposent actuellement d’environ 15 000 militaires dans la région des Caraïbes, avec un groupe naval important comprenant le porte-avions USS Gerald R. Ford et son groupe de combat, accompagné de plusieurs navires de guerre. Par ailleurs, des chasseurs américains sont déployés dans la zone ainsi que le groupe amphibie Iwo Jima embarquant la 22e unité expéditionnaire des Marines. Le 160e régiment d’aviation des opérations spéciales de l’Armée américaine a également été présent ces derniers mois pour des exercices.
Mise à jour du 3 janvier 2026 : cet article a été complété avec la déclaration officielle de Donald Trump.