La Chine a récemment organisé deux exercices militaires majeurs simultanément dans des régions éloignées du pays, illustrant la préparation à un conflit à double front, incluant une éventuelle opération à Taïwan et la gestion d’un scénario de guerre nucléaire.
À l’est, un bataillon d’assaut amphibie a conduit des exercices impliquant le franchissement de plans d’eau en véhicules blindés ainsi que des débarquements sur plage. Ces manœuvres sont largement interprétées comme des entraînements préparatoires en vue d’une attaque potentielle sur Taïwan.
Parallèlement dans la région du Xinjiang, l’armée chinoise a réalisé des exercices de défense chimique accompagnés de soutiens continus d’ingénierie de jour comme de nuit. Ces activités traduisent une préparation non seulement à des conflits régionaux, mais aussi à des scénarios impliquant l’utilisation d’armes de destruction massive.
Cette double orientation des entraînements met en lumière l’importance stratégique des régions du nord-ouest de la Chine, où sont situées de nombreuses installations nucléaires. Par exemple, en 2021, des médias étrangers ont révélé la construction de 119 silos à missiles présumés près de Yumen, dans la province du Gansu. En juillet 2022, des images satellite ont également montré l’existence d’environ 110 autres silos en construction près de Hami, dans le Xinjiang.
Dans l’éventualité d’un conflit autour de Taïwan impliquant les États-Unis, ces bases nucléaires intérieures pourraient devenir des cibles prioritaires. Ainsi, ces exercices militaires récents semblent envisager des scénarios extrêmes, incluant la possibilité d’une guerre nucléaire.