Article de 507 mots ⏱️ 3 min de lecture

Les grandes puissances européennes insistent sur la nécessité de garanties solides pour assurer la sécurité de l’Ukraine dans le cadre d’un accord de paix avec la Russie. Cette déclaration a été faite vendredi par les ministres de la Défense du Royaume-Uni, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie et de la Pologne lors d’une réunion à Cracovie, en Pologne, alors que les États-Unis poursuivent leurs efforts pour négocier un cessez-le-feu entre Moscou et Kyiv.

Des pourparlers entre les négociateurs ukrainiens et russes se sont déroulés mardi et mercredi à Genève, sans qu’aucune avancée décisive ne soit obtenue.

Les ministres européens de la Défense ont indiqué qu’un représentant ukrainien avait participé à une partie de leurs échanges, au cours desquels ils ont réaffirmé leur soutien constant à Kyiv et leur appui aux initiatives visant à mettre fin aux hostilités.

Ils ont souligné avec force que « garantir la souveraineté et la sécurité durable de l’Ukraine doit faire partie intégrante d’un accord de paix, et tout règlement devra s’accompagner de garanties de sécurité robustes en faveur de l’Ukraine ».

Par ailleurs, ils ont rappelé que « des Forces armées ukrainiennes fortes constituent la première garantie de sécurité pour une Ukraine en paix ».

Le Royaume-Uni et la France ont pris l’initiative de préparer le déploiement futur d’une force multinationale chargée d’appuyer la sécurité en Ukraine lors d’une transition pacifique éventuelle.

Le président français, Emmanuel Macron, avait déclaré en janvier que la France pourrait déployer « plusieurs milliers » de soldats en Ukraine.

La Russie s’oppose fermement à toute présence militaire de pays membres de l’OTAN sur le sol ukrainien.

Lors de la réunion à Cracovie, la ministre française des Armées, Catherine Vautrin, a déclaré aux journalistes que la sécurité européenne dépendait « de l’établissement d’une paix durable fondée sur le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine ».

« Un cessez-le-feu ne doit jamais être un prélude à une nouvelle agression », a-t-elle insisté.

Le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, a ajouté que la pression devait être maintenue sur la Russie afin qu’elle accepte de mettre fin aux combats.

« Nous sommes profondément convaincus que seule une pression maximale, via les sanctions, les mesures contre la flotte fantôme et les succès ukrainiens sur le terrain, peut convaincre Poutine de reculer », a-t-il affirmé.

Cette réunion des ministres de la Défense européens intervient à quelques jours du quatrième anniversaire du 24 février 2022, date du début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie.

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a déclaré vendredi depuis Kyiv que son pays était prêt à faire « de réels compromis — mais pas au prix de notre indépendance et de notre souveraineté ».