Des hauts responsables interagences et des forces de l’ordre se sont réunis pour établir une compréhension commune des meilleures pratiques en matière de détection et d’atténuation des menaces posées par les petits systèmes aéronautiques sans pilote (drones). Cette rencontre s’est déroulée lors d’un symposium organisé par la Force opérationnelle conjointe de la Région de la Capitale Nationale, à la base conjointe Myer-Henderson Hall en Virginie, le 11 décembre.

La force opérationnelle conjointe, en partenariat avec la Joint Interagency Task Force 401, s’est appuyée sur les enseignements tirés d’un récent exercice de lutte contre les petits drones, organisé à Fort McNair, Washington, pour combler les lacunes dans les connaissances et renforcer les collaborations.

Ce symposium a rassemblé des responsables du Département de la Guerre, des représentants des forces de l’ordre civiles ainsi que des représentants des villes hôtes de la Coupe du Monde, afin d’échanger sur les capacités et les limites dans la lutte contre les petits drones, ainsi que sur l’optimisation du partage des ressources et des procédures d’acquisition.

« L’objectif de cette journée est de partager les leçons tirées de notre récente simulation de menace et de travailler ensemble afin de renforcer la coordination avec les forces de l’ordre, en particulier pour les événements de grande envergure qui approchent », a déclaré la générale de brigade de l’armée Antoinette Gant, commandante de la force opérationnelle conjointe.

Elle a souligné l’engagement de la force opérationnelle à diriger ces efforts dans la Région de la Capitale Nationale, afin d’assurer la collaboration indispensable face à des défis de sécurité croissants et en constante évolution.

« Nous devons tirer parti des enseignements acquis aujourd’hui pour améliorer nos capacités face aux petits drones et notre préparation opérationnelle, tout en continuant à briser les barrières tant au sein des armées que parmi les partenaires interagences, ainsi que les forces de l’ordre étatiques et locales », a insisté la générale.

L’usage accru des petits drones crée un paysage de menace en rapide évolution, nécessitant une approche coordonnée et une coopération renforcée entre toutes les agences gouvernementales. Cela va de la détection et le suivi à la neutralisation des appareils.

« Le problème avec les drones, c’est qu’ils ne tiennent aucun compte des frontières terrestres, qu’il s’agisse de territoires fédéraux, d’États ou de zones sous contrôle local. La violence qui peut en résulter est quasi illimitée, surtout compte tenu de leur coût réduit », a expliqué le secrétaire à l’Armée de Terre, Daniel Driscoll. « Du point de vue de l’Armée, le moment est venu de relever ce défi, et il faut le faire ensemble. »

Une atténuation efficace des menaces liées aux petits drones exige un partage d’information en temps réel entre les entités fédérales, étatiques et locales, ainsi que l’établissement de structures claires de commandement et de contrôle lors des incidents. Ce principe a été parfaitement illustré lors de l’exercice récent à Fort McNair, où la force opérationnelle conjointe a coopéré avec les forces locales pour détecter et neutraliser des menaces simulées liées à ces drones.

« Il ne s’agit pas de savoir si, mais quand nous devrons mettre en œuvre nos défenses anti-drones », a déclaré le général de brigade Matt Ross, directeur de la Joint Interagency Task Force 401. « Nous partageons tous le même sentiment d’urgence face à cette menace croissante. Je suis convaincu qu’ensemble, dans cette pièce, nous disposons des ressources et de l’expertise pour assurer la sécurité du public. Rien n’est plus important que la protection du territoire national, de nos concitoyens, de nos premiers intervenants, et le soutien aux combattants, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. »

Par le sergent de l’armée Tien-Dat Ngo, Defense Media Activity