Près de 700 Marines déployés dans la région de Los Angeles ont été relevés de leur mission après six semaines, a annoncé lundi le Département de la Défense américain.
Le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, a déclaré dans un communiqué que les Marines actuellement présents à Los Angeles allaient regagner leurs bases, ajoutant : « Nous leur sommes profondément reconnaissants pour leur engagement, ainsi que pour la force et le professionnalisme dont ils ont fait preuve lors de cette mission. »
Cette décision marque la fin de l’implication du Corps des Marines dans la Task Force 51, l’organisation mise en place par le United States Northern Command pour superviser l’intervention militaire à Los Angeles. Le 1er juillet, les 700 Marines du 2e Bataillon, 7e Régiment de Marines de la 1re Division Américaine initialement déployés dans la région ont été relevés. Ils ont été remplacés par 400 Marines du 3e Bataillon, 7e Régiment de Marines, toujours de la 1re Division, comme l’avait indiqué un porte-parole de NORTHCOM à l’époque.
Ce retrait intervient une semaine après le départ de 2 000 membres de la 79e Brigade d’Infanterie de la Garde Nationale de Californie, qui avait elle-même suivi la libération de 150 gardes mobilisés le 1er juillet pour appuyer les efforts de lutte contre les incendies dans l’État.
Le président Donald Trump avait ordonné, le 7 juin, la fédéralisation des membres de la Garde Nationale de Californie en vertu du Titre 10 du Code des États-Unis, en réponse aux manifestations à Los Angeles contre les raids d’immigration menés par le Département de la Sécurité Intérieure. Environ 4 100 soldats de la Garde Nationale californienne, issus de la 79e Brigade d’Infanterie et de la 49e Brigade de Police Militaire, ont été placés sous le commandement de la Task Force 51 dont la mission officielle était de protéger le personnel et les bâtiments fédéraux, sans intervenir dans les opérations de maintien de l’ordre.
Les Marines ont reçu l’ordre de se mobiliser pour Los Angeles dès le 9 juin. Les responsables du Pentagone avaient justifié cette décision en expliquant que la présence immédiate des Marines était nécessaire en attendant l’arrivée complète de la Garde Nationale. Toutefois, la plupart des Marines ont passé plusieurs jours en périphérie de Los Angeles pour s’entraîner aux techniques de gestion des foules, avant de finalement pénétrer dans la ville.
Alors que certains membres de la Garde Nationale ont accompagné les agents de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) et de la Customs and Border Patrol (CBP) lors de raids d’immigration à Los Angeles et dans la grande région de Californie du Sud, les Marines sont restés cantonnés dans les bâtiments fédéraux.
Au cours de ces six semaines dans la région de Los Angeles, les Marines ont essentiellement évité toute confrontation avec les forces de l’ordre et la presse. Dans les premières journées de l’opération, un Marine avait brièvement interpellé un vétéran de l’Armée américaine qui était entré temporairement dans l’enceinte fédérale du bâtiment Wilshire, en se rendant à un rendez-vous sur le campus des Anciens Combattants voisin.
À ce jour, environ 2 000 soldats de la Garde Nationale sont toujours présents dans la région de Los Angeles sous le commandement de la Task Force 51.