Article de 958 mots ⏱️ 5 min de lecture

Alors que des missiles sol-air russes sont tombés à Belgorod, causant plusieurs morts, certains médias ont relayé les déclarations russes comme s’il s’agissait d’informations avérées. Il est impératif que les médias cessent de traiter les propos de la dictature fasciste russe comme des nouvelles crédibles et arrêtent de diffuser la propagande d’un régime notoirement menteur. Les forces russes ont subi des pertes extrêmes lors d’une offensive récente, après une période de moindre activité. Le bilan des victimes civiles des bombardements terroristes russes ne cesse d’augmenter, notamment à Kiev où le nombre de morts a atteint 19. Hier, un hôtel destiné aux journalistes à Kharkiv a été la cible d’une attaque sans pitié au moyen des missiles SA-10 Grumble, qui sont notoirement imprécis.

Les déclarations officielles russes, véritables instruments de désinformation, ne doivent plus être reprises comme des faits par les médias occidentaux. À l’ONU, lors d’une réunion du Conseil de sécurité convoquée par la Russie pour accuser l’Ukraine d’avoir frappé Belgorod, les autres membres ont contredit ces accusations. Il est regrettable que les médias internationaux ne fassent pas de même en refusant de relayer cette propagande d’État.

Dans ce conflit, la Russie mène un agression illégale, et l’Ukraine a le droit, en vertu du droit international, de se défendre, y compris en frappant des cibles militaires sur le territoire russe. Si la Russie et sa population désirent ne plus être touchées, la seule solution est que Moscou mette fin à son invasion et cesse les bombardements.

La mission du journalisme n’est pas de répéter la propagande mensongère des criminels de guerre, mais d’enquêter et de vérifier les faits, comme on confirmerait s’il pleut simplement dehors.

Les analyses ouvertes des experts OSINT ont révélé que les explosions à Belgorod ont été causées par des missiles sol-air russes en panne, et non par des drones ou des tirs ukrainiens, comme l’a affirmé Moscou. La ville se trouve à plus de 30 km de la frontière ukrainienne, ce qui exclut l’hypothèse d’un tir ukrainien avec les obusiers Hrad qui ont une portée limitée à 20 km.

La Russie positionne ses systèmes de défense aérienne sans considération pour les populations civiles, ce qui provoque des pertes collatérales dues à la chute de ses propres missiles dans les zones habitées. Cela traduit le mépris russe pour la vie de ses soldats et de sa population, qui semble tolérer ou soutenir ses offensives.

Les médias occidentaux doivent faire preuve de rigueur : rien de ce que dit la Russie n’est vrai, tout n’est que propagande et ne mérite pas d’être présenté comme une information ou une une digne d’intérêt.

Heureusement, les membres du Conseil de sécurité de l’ONU font preuve de plus de discernement que certains journalistes.

Sur le front des combats, les pertes russes restent extrêmement lourdes. Le État-major ukrainien annonce la destruction de 960 soldats russes, plusieurs chars, véhicules blindés, canons, systèmes de défense aérienne, et véhicules logistiques lors des dernières offensives.

À Kiev, le bilan des victimes civiles du bombardement continué depuis plusieurs jours a dépassé les 19 morts et 160 blessés. Les corps continuent d’être retrouvés sous les décombres, laissant craindre que ces chiffres augmentent encore.

Le 29 décembre, Kharkiv a été frappée par des missiles SA-10 Grumble tirés en mode balistique sur la ville, une attaque terroriste visant des zones civiles. Parmi les bâtiments touchés, un hôtel utilisé par des journalistes occidentaux, une douzaine d’immeubles, plusieurs villas, et une garderie. Au moins 22 personnes ont été blessées, dont deux adolescents et un conseiller en sécurité d’une équipe de journalistes allemande.

Après chaque attaque, les habitants de Kharkiv s’attellent à nettoyer les rues, une expression de résistance symbolique et un moyen pratique pour permettre l’accès des secours. Ces opérations permettent aussi de préserver des pneus, ressource rare dans la guerre, et de faciliter la mobilité des ambulances et véhicules militaires.

La lutte contre les drones reste incessante sur le terrain. Un soldat ukrainien a récemment abattu un drone FPV russe avec seulement quatre balles, démontrant que ces petits engins peuvent être neutralisés par des tirs d’armes légères en cas de vigilance.

Selon le ministère britannique de la Défense, les pertes humaines russes ont augmenté d’environ 300 soldats supplémentaires par jour en 2023 par rapport à 2022, témoignant de la dégradation des capacités et de la préparation de leurs troupes. Cette hausse s’explique notamment par une tactique coûteuse en vies qui consiste en des offensives massives pour stabiliser la ligne de front, notamment autour de Bakhmout.

Par ailleurs, les autorités danoises ont confirmé que les explosions survenues à Belgorod étaient dues à des missiles russes tombés accidentellement dans la ville, infirmant ainsi les allégations initiales visant à incriminer l’Ukraine.

Enfin, depuis l’installation des systèmes Patriot autour de Kiev l’hiver dernier, l’armée ukrainienne a abattu au moins 15 missiles hypersoniques russes AS-24 Killjoy, autrefois présentés par la Russie comme des armes invincibles.

Le conflit reste complexe, avec des enjeux militaires et humanitaires majeurs, et la nécessité d’un traitement rigoureux et honnête de l’information sur le champ de bataille.

Slava Ukraini! Heroiam slava! Ensemble vers la victoire!