Les avions de chasse français Rafale déployés aux Émirats Arabes Unis (EAU) ont assuré des missions de sécurité aérienne au-dessus des bases françaises dans le Golfe, a confirmé mardi le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot.
Lors d’une interview accordée à BFMTV, M. Barrot a précisé que les Rafale ainsi que leurs équipages ont été « mobilisés » afin de garantir la protection de la présence militaire française dans la région.
Ces chasseurs ont opéré pour sécuriser l’espace aérien des installations françaises situées aux EAU. La France y maintient une présence militaire permanente, comprenant notamment la Base aérienne 104 à Al Dhafra, près d’Abou Dabi, ainsi qu’une base navale à Port Zayed.
Le ministre a confirmé qu’une attaque par drones avait causé des dégâts limités à la base navale française à Abou Dabi. Selon des sources françaises, un hangar a été touché lors de cet assaut dans la zone portuaire, sans faire de victimes.
Jean-Noël Barrot n’a pas précisé si les Rafale avaient abattu des drones au cours des récentes missions de surveillance aérienne. En avril 2024, des Rafale déployés en Jordanie dans le cadre de l’Opération Chammal avaient déjà intercepté des drones iraniens progressant vers Israël, à la demande des autorités jordaniennes.
Les représailles régionales iraniennes consécutives à l’Opération Fureur Épique, une action militaire conjointe israélo-américaine, ont accru les inquiétudes sur la protection des forces occidentales sur leurs bases au Moyen-Orient.
Renforcement des moyens de défense français à Chypre
La France prépare également des déploiements défensifs supplémentaires à Chypre, où la base aérienne britannique RAF Akrotiri subit des pressions liées à des attaques par drones. D’après l’Agence de Presse chypriote, Paris envisage d’envoyer des systèmes antimissiles et antidrone, ainsi qu’une frégate, afin de renforcer la défense de l’île. Les détails concernant les matériels exacts restent à confirmer.
Dans la nuit du 1er mars 2026, la base britannique RAF Akrotiri a été visée par une attaque de drone unidirectionnel causant des dégâts limités sans faire de victimes. Le lendemain, Konstantinos Letymbiotis, porte-parole du gouvernement chypriote, a annoncé l’interception et la destruction de deux drones en direction des bases britanniques d’Akrotiri et Dhekelia. Ces appareils auraient été lancés depuis le Liban.
Par ailleurs, Chypre a procédé à l’évacuation d’un terminal passagers de l’aéroport international de Paphos (PFO) après la détection d’un « objet suspect » sur les radars.
En réponse, le ministre grec de la Défense a annoncé la mise en place d’un déploiement de plusieurs F-16 à l’aéroport de Paphos, accompagné de deux frégates.
Du côté britannique, des responsables discutent du déploiement probable d’un bâtiment de guerre pour protéger la RAF Akrotiri après l’attaque. Le quotidien The Times cite le destroyer HMS Duncan, même si aucune décision finale n’a encore été prise.