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Des soldats de la Garde nationale se forment à l’utilisation des petits drones militaires

À Fort Indiantown Gap, en Pennsylvanie, des soldats de la Garde nationale issus de divers horizons et spécialités militaires suivent une formation intensive de dix jours consacrée à l’utilisation des petits systèmes d’aéronefs sans pilote, appelés sUAS (small unmanned aircraft system). Cette formation vise à leur apprendre à piloter ces drones tactiques.

Organisé par le 166e Régiment – Regional Training Institute, le cours a débuté le 19 février et s’achèvera le 28 février.

« C’est une formation de grande qualité », témoigne le sergent Stephen Scharf, étudiant au sein du 1er bataillon, 111e régiment d’infanterie. « Ce domaine évolue rapidement, avec beaucoup d’innovations qui apparaissent constamment. Les changements sont très rapides. »

Le cours est conçu pour encourager les stagiaires à adopter une réflexion tactique et à comprendre comment les connaissances acquises peuvent être intégrées dans des opérations de combat à grande échelle, explique le sergent-chef Brandon Wahl, responsable de la formation sUAS.

« L’un de mes objectifs principaux est de rendre la formation aussi réaliste que possible », précise-t-il. « Il est essentiel que chacun sache piloter un drone, car à tout moment vous pouvez être amené à en utiliser un. »

Parmi les participants, plusieurs membres de la 111e brigade du génie de la Garde nationale de Virginie-Occidentale suivent ce stage en raison d’un déploiement imminent. Ils emploieront ces drones sur le terrain, indique le spécialiste Simon Bertram.

« Pour l’infanterie, ces drones sont indispensables pour les missions de reconnaissance », souligne-t-il. « Former davantage d’opérateurs de drones sera très avantageux. »

D’autres stagiaires souhaitent acquérir une nouvelle compétence. Scharf rappelle l’intérêt pédagogique du cours :

« C’est un secteur en pleine mutation, et de nombreux aspects évoluent très vite », poursuit-il. « Les instructeurs font de leur mieux pour rester à jour et transmettre ces nouvelles informations. »

Le sergent insiste aussi sur le bénéfice de cette formation non seulement pour lui-même mais aussi pour l’Armée dans son ensemble :

« Au fur et à mesure du développement de ces capacités, une doctrine se met en place. C’est un domaine qui va devenir de plus en plus répandu, tant au sein de la Garde nationale que dans l’armée régulière. »

Le stage est accessible aux membres de la Garde nationale, quelle que soit leur spécialité militaire.

« Il y a ici des fantassins, des ingénieurs », précise Wahl. « Parmi les étudiants, certains sont même issus du renseignement – toutes les fonctions sont concernées. »

« Ces systèmes sans pilote impactent tous les métiers de l’armée », conclut Scharf. « Parfois, cela vous oblige à vous demander comment les intégrer, ce qui est une excellente chose. »