Article de 519 mots ⏱️ 3 min de lecture

New Delhi, 2 septembre – L’Indian Air Force (IAF) a utilisé moins de 50 missiles et armes de précision lors de l’Opération Sindoor pour briser la résistance pakistanaise et contraindre Islamabad à accepter un cessez-le-feu, a révélé le vice-chef d’état-major de l’air, le maréchal de l’air Narmdeshwar Tiwari.

Lors du NDTV Defence Summit, le maréchal Tiwari a décrit cette opération comme une « grande réussite », soulignant qu’initialement, l’Inde avait identifié une large gamme de cibles au Pakistan et dans la région de Jammu-et-Cachemire sous contrôle pakistanais (PoK), mais qu’au final, seules neuf cibles soigneusement sélectionnées ont été frappées.

« Parmi les nombreuses options que nous avions, nous avons réduit la liste à neuf cibles précises. Le principal enseignement est qu’en utilisant moins de 50 armes, nous avons réussi à éliminer le conflit », a-t-il précisé.

Le vice-chef a également insisté sur les difficultés liées à la gestion de l’escalade.

« Il est facile de déclencher une guerre, mais beaucoup plus compliqué de la conclure. C’est pourquoi nos forces ont été mobilisées et déployées en état de préparation face à toute éventualité », a-t-il ajouté.

Le maréchal Tiwari a souligné le rôle clé du Système intégré de commandement et de contrôle aérien (IACCS) de l’Inde, qui a permis une réaction rapide tout en coordonnant les opérations offensives et défensives. Grâce à ce système, les forces armées ont pu absorber les frappes initiales et répondre par des attaques puissantes qui ont contraint Islamabad à reculer.

Selon lui, les directives de New Delhi lors de l’opération reposaient sur trois principes fondamentaux : les actions indiennes devaient être clairement punitives, envoyer un message fort de dissuasion pour prévenir toute future attaque, et garantir aux forces armées une pleine liberté opérationnelle, tout en préparant le pays au risque d’une escalade vers un conflit conventionnel.

L’Opération Sindoor a débuté au petit matin du 7 mai, en représailles à l’attentat terroriste de Pahalgam qui avait fait 26 morts. Les forces indiennes ont alors mené des frappes de précision sur neuf camps terroristes situés au Pakistan et dans le PoK, tuant plus de 100 militants. Parmi les victimes figuraient dix membres de la famille du chef du groupe Jaish-e-Mohammed, Masood Azhar, ainsi que quatre de ses principaux lieutenants.

Les cibles comprenaient notamment le Markaz Subhan Allah de Jaish à Bahawalpur, le camp Sarjal à Tehra Kalan, le Markaz Abbas à Kotli, et le camp Syedna Bilal à Muzaffarabad ; ainsi que le Markaz Taiba de Lashkar-e-Taiba à Murdike, le Markaz Ahle Hadith à Barnala, et Shwawai Nalla à Muzaffarabad ; enfin, les installations du Hizbul Mujahideen au Makaz Raheel Shahid à Kotli et à Mehmoona Joya à Sialkot.

Cette opération a déclenché quatre jours d’affrontements intenses de part et d’autre de la frontière, incluant des combats entre avions de chasse, des frappes de missiles et des échanges d’artillerie, avant que le Pakistan n’accepte de désamorcer la tension.