Le conflit récent de 2025 entre l’Inde et le Pakistan, désigné sous le nom d’Opération Sindoor par l’Armée de l’Air Indienne (IAF), a révélé des vulnérabilités majeures dans la posture de défense aérienne indienne, notamment face à l’armement avancé fourni par la Chine et utilisé par l’Armée de l’Air pakistanaise (PAF). Si les frappes de précision indiennes contre les infrastructures terroristes au Pakistan et au Pakistan occupé (PoK) ont atteint leurs objectifs, le déploiement par le Pakistan des missiles air-air à longue portée PL-15E a non seulement échoué à garantir des tirs décisifs, mais a aussi contraint l’IAF à adapter ses tactiques et mis en lumière des lacunes dans la détection.
Alors que de nombreux rapports évoquent l’acquisition probable par le Pakistan d’un missile encore plus performant, le PL-17, l’IAF doit accélérer ses efforts de planification pour contrer cette menace croissante, afin d’assurer la suprématie aérienne le long de la Ligne de Contrôle (LoC) et de la Ligne de Contrôle Réelle (LAC).
L’Opération Sindoor, lancée dans la nuit du 6 au 7 mai 2025 en représailles à l’attaque terroriste de Pahalgam du 22 avril qui a fait 26 victimes civiles, a marqué une étape audacieuse dans la doctrine antiterroriste indienne. Cette opération interarmées a ciblé neuf camps terroristes affiliés à Jaish-e-Mohammed (JeM) et Lashkar-e-Taiba (LeT) dans la province du Pendjab et au PoK. Elle a mobilisé des missiles indigènes BrahMos, des unités de défense aérienne Akashteer et des munitions rôdeuses pour une précision chirurgicale. L’Inde a annoncé avoir neutralisé entre 80 et 100 terroristes sans dommages collatéraux aux forces pakistanaises, témoignant d’une action mesurée malgré la franchisation de seuils établis.
Cependant, la réponse de la PAF a introduit une nouvelle donne. Équipée de chasseurs chinois J-10C et JF-17 Block III, l’armée pakistanaise a tiré plusieurs missiles PL-15E – la version export du missile air-air à longue portée avancé chinois PL-15 – dans une tentative d’interception des appareils indiens comme les Rafale, Su-30MKI et Mirage 2000. Ces missiles, acquis dans le cadre d’un contrat de 1,525 milliard de dollars signé en juin 2021, incluant 240 PL-15E et 20 avions J-10CE, disposent d’une portée de 145 km, d’un moteur à double impulsion et d’un chercheur radar AESA pour ajuster leur trajectoire en cours de route. Il s’agit du missile air-air à la plus longue portée de la PAF, surpassant l’ancien PL-12 dont la portée varie entre 70 et 100 km.
Cependant, ces salves n’ont pas rencontré un franc succès. Selon des sources indiennes, malgré la réputation du missile, le PL-15E n’a pas réussi à abattre un seul avion confirmé de l’IAF, leurs missiles étant neutralisés en vol par des systèmes de guerre électronique avancés comme la suite SPECTRA des Rafale et les pods de brouillage EL/M-8222 des Su-30MKI. Les tactiques pakistanaises, notamment le tir à portée maximale (D-MAX) sans le soutien d’avions AWACS, ont réduit la précision des tirs, permettant aux pilotes indiens d’éviter les missiles grâce à leur agilité. Le radar limité KLJ-7A des JF-17 (portée de détection de 100 à 120 km) a également entravé la guidage, exposant des problèmes d’intégration.
Le déploiement du PL-15E a donc offert un bilan mitigé. Sa portée théorique de 145 km dépasse celle du missile MBDA Meteor (plus de 100 km sur Rafale), offrant à la PAF la capacité d’engager des cibles depuis son propre espace aérien. Toutefois, sa dépendance aux liaisons de données pour le guidage en milieu de trajectoire s’est révélée une faiblesse exploitée par la guerre électronique indienne, provoquant des dysfonctionnements. Les débris récupérés, actuellement analysés par le DRDO (l’agence indienne de recherche en défense) et partagés avec des alliés tels que le Japon et les pays du Five Eyes, mettent en évidence des inefficacités dans la propulsion et des algorithmes du chercheur radar vulnérables au brouillage.
Fort de ce retour d’expérience sur le PL-15E, le Pakistan accélère désormais ses acquisitions pour maintenir l’équilibre stratégique. Des sources indiquent qu’Islamabad s’oriente vers le PL-17, un missile à statoréacteur d’une portée impressionnante de 400 km, conçu pour neutraliser des cibles à haute valeur telles que les AWACS et les avions ravitailleurs. Présenté sur les chasseurs chinois J-16, ce missile d’exportation pourrait équiper les JF-17 modernisés ou les futurs J-10C, étendant ainsi considérablement la portée d’engagement de la PAF et menaçant les AWACS Phalcon et les avions IL-78, essentiels à la capacité d’opérations prolongées de l’IAF.
Les essais du PL-15E durant l’Opération Sindoor, bien que non décisifs en termes d’abattages, ont mis en évidence des failles tactiques et anticipé des menaces plus lourdes liées au PL-17. Face à cette « menace tueuse d’AWACS » que le Pakistan envisage d’intégrer à son arsenal, l’IAF ne peut se contenter de mesures réactives. En accélérant le développement de missiles air-air longue portée indigènes, en renforçant ses capacités de guerre électronique et en adaptant ses acquisitions, l’Inde doit anticiper ces challenges. Sur l’échiquier stratégique aérien sud-asiatique, une planification proactive permettra à l’IAF de non seulement contrer les menaces mais aussi de asseoir sa domination dans les cieux, garantissant la souveraineté nationale face à la synergie sino-pakistanaise en évolution constante.