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Après les frappes ciblées de l’Indian Air Force (IAF) contre des installations clés de la Pakistan Air Force (PAF) en mai, le DRDO et l’IAF intensifient leurs efforts pour développer une version aérienne du missile de croisière supersonique BrahMos, capable d’atteindre une portée étendue de 800 km contre 450 km actuellement. Forts du succès des frappes avec la version aérienne BrahMos-A lancée depuis des Sukhoi Su-30MKI, notamment lors de l’opération Sindoor, les deux organismes travaillent à une version plus légère et sans booster, pesant seulement 2,3 tonnes, pour renforcer la capacité de frappe à distance et la suprématie aérienne.

Entre le 10 et le 13 mai, lors d’affrontements déclenchés par des incursions pakistanaises dans la région de Jammu, les Sukhoi Su-30MKI de l’IAF ont tiré plusieurs missiles BrahMos-A contre cinq bases aériennes pakistanaises : Rafiqui, Mushaf, Masroor, Shahbaz et Bholari. Des images radar satellitaires fournies par le satellite RISAT-2BR1 de l’ISRO ont confirmé l’étendue des dégâts. Le hangar renforcé de Bholari, point névralgique pour la flotte de chasseurs JF-17 de la PAF, a été détruit, avec des débris provenant de l’AWACS Saab 2000 Erieye et des sections d’avions F-16 fortement endommagées. « Ce fut une destruction chirurgicale : le BrahMos a traversé plusieurs couches de défense comme un couteau chaud dans du beurre », a commenté le Air Marshal A.K. Bharti, directeur général des opérations aériennes de l’IAF.

Voyageant à Mach 3, avec un profil de vol rasant la mer, ces missiles ont réussi à contourner des systèmes de défense anti-aérienne tels que le Spada 2000 d’origine italienne et les batteries HQ-9 chinoises, couvrant la distance de 450 km depuis les zones de lancement au Rajasthan sans interception. Par ailleurs, en juin, un prototype du BrahMos-ER (portée étendue) surface-sol a été testé avec succès depuis un lanceur mobile au large de la côte d’Odisha, atteignant une cible simulée située à 800 km de distance.

Ce missile exploite des améliorations techniques telles qu’un ramjet optimisé et des réservoirs de carburant composites réduisant la traînée de 25 %. Selon une source du DRDO présente lors des essais à Chandipur, « ce n’est pas de la communication marketing, la télémétrie a confirmé les performances », attribuant ces avancées aux efforts conjoints indo-russes sous l’égide de BrahMos Aerospace. Fort de cette réussite, le projet d’adaptation aérienne du BrahMos-ER est désormais accéléré. Les plans de l’IAF prévoient une version dépourvue de booster, allégeant le missile à environ 2,3 tonnes, pour une intégration optimale sous les ailes des Su-30MKI, Rafale et futurs Tejas Mk2.

Le développement de cette nouvelle version aérienne est en cours, avec des modifications mineures sur la structure pour améliorer la stabilité aérodynamique et réduire la signature radar. « Il s’agit d’ajustements subtils : bords d’attaque absorbant les ondes radar, réservoirs conformes pour soutenir des accélérations à Mach 3 et manœuvres terminales assistées par intelligence artificielle pour déjouer les systèmes de défense actifs », explique la source. Ces innovations prennent en compte les enseignements de l’opération Sindoor, où les brouilleurs chinois avaient brièvement perturbé deux missiles, nécessitant des corrections en vol via le système AWACS Netra de l’IAF.

Avec une portée portée à 800 km grâce à une autonomie accrue et des entrées d’air optimisées, le BrahMos-ER aérien pourrait redéfinir les équilibres régionaux en permettant de frapper en profondeur des objectifs stratégiques au Pendjab ou au Sindh depuis des bases sûres, notamment dans les îles Andaman, tout en limitant les risques pour les pilotes.

Variante Portée (km) Poids (kg) Vitesse (Mach) Amélioration clé
BrahMos-A (actuel) 450 2 500 3 Profil rasant la mer pour évasion
BrahMos-ER (surface) 800 2 900 3 Combustion ramjet prolongée
BrahMos-ER (aérien) 800 2 300 3 Sans booster, modifications furtives