Lors du premier sommet national sur la sécurité organisé par ANI, le maréchal de l’air Ashutosh Dixit, chef de l’État-major intégré de la défense, a livré un rare éclairage sur la réflexion de l’Armée de l’air indienne (IAF) concernant l’avenir de l’aviation de combat de nouvelle génération. Abordant la question de la puissance aérienne indienne, il a confirmé que l’IAF étudie activement les solutions pour combler le déficit de capacité en avions de chasse de cinquième génération en attendant la mise en service de l’AMCA (Advanced Medium Combat Aircraft), son appareil indigène.
« Nous réfléchissons à la manière de combler ce vide en matière d’avions de cinquième génération jusqu’à ce que l’AMCA soit opérationnel », a-t-il déclaré. Il a précisé que cette démarche est à ce stade centrée sur l’analyse des besoins opérationnels, sans qu’aucune plateforme spécifique ne soit encore retenue. « Nous disposons d’une liste d’exigences, mais nous ne sommes pas prêts à divulguer les modèles envisagés », a-t-il ajouté.
Cette déclaration souligne un défi majeur pour l’IAF. Bien que le développement de l’AMCA progresse, son entrée en production n’est pas prévue avant le milieu des années 2030. L’armée de l’air est consciente de la nécessité de maintenir, dans l’intervalle, une capacité de dissuasion et une parité technologique, notamment face aux forces aériennes voisines qui déploient déjà des plateformes furtives et des systèmes aériens avancés interconnectés.
Ces propos interviennent alors que circulent diverses spéculations concernant des options telles que le Su-57 russe, le F-35 américain ou encore des collaborations potentielles européennes autour d’avions de sixième génération. Si l’IAF a déjà clarifié qu’aucune décision n’avait été prise à ce sujet, les commentaires d’Ashutosh Dixit confirment que la question fait toujours l’objet d’une réflexion active et d’une planification stratégique.
Le plan actuel de modernisation de l’IAF comprend l’intégration des chasseurs Tejas Mk1A et Mk2 ainsi que des mises à niveau des flottes de Su-30MKI, Mirage 2000 et MiG-29. Cependant, combler le déficit dans le segment des avions de cinquième génération demeure une priorité, motivée par l’évolution des exigences opérationnelles, la dynamique régionale et les doctrines de combat à venir.