Alors que la Chine avance dans son ambitieux projet de construction d’un méga-barrage de 16,7 milliards de dollars sur le Yarlung Tsangpo – connu sous le nom de Brahmapoutre en Inde –, les inquiétudes montent quant aux répercussions potentielles en aval, notamment pour l’Inde et le Bangladesh.
Le projet hydroélectrique de Médog, dont la capacité attendue est de 70 GW (soit plus de trois fois la puissance produite par le barrage des Trois Gorges), suscite des craintes liées à une possible « arme hydraulique » ou à une coercition hydrologique par Pékin. Pourtant, une analyse approfondie de la géographie, de l’hydrologie et du design du barrage laisse entrevoir que l’Inde conserve un avantage certain et que sa sécurité en matière d’eau reste largement préservée.