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L’Inde a rejeté mercredi les objections du Népal concernant la reprise du commerce frontalier avec la Chine par le col de Lipulekh, qualifiant les revendications territoriales de Katmandou d’“infondées” et « non étayées par des faits historiques ». Cette réaction fait suite aux préoccupations exprimées par le ministère népalais des Affaires étrangères au sujet de la réouverture du commerce via ce col himalayen, situé sur la frontière indo-chinoise, mais également revendiqué par le Népal.

Cette décision intervient après l’accord entre l’Inde et la Chine visant à relancer le commerce frontalier à travers trois routes désignées : le col de Lipulekh, le col de Shipki La et le col de Nathu La.

« Concernant les revendications territoriales, notre position reste que ces dernières ne sont ni justifiées, ni fondées sur des faits historiques et des preuves. Toute extension unilatérale artificielle des revendications territoriales est inacceptable. L’Inde reste ouverte à un dialogue constructif avec le Népal pour résoudre les questions frontalières en suspens, par le biais de la diplomatie et de la négociation », a ajouté le porte-parole du ministère indien des Affaires étrangères.

Le ministère népalais des Affaires étrangères a exprimé mercredi son opposition à la reprise du commerce frontalier par le col de Lipulekh, affirmant que ce territoire constituait une partie inséparable du Népal.

« Le gouvernement népalais est clair : Limpiyadhura, Lipulekh et Kalapani, situés à l’est de la rivière Mahakali, font intégralement partie du Népal. Ces territoires sont également officiellement incorporés dans la carte népalaise et incluent dans la Constitution », insiste le ministère.

Le Népal partage une frontière de plus de 1 850 km avec cinq États indiens : le Sikkim, le Bengale occidental, le Bihar, l’Uttar Pradesh et l’Uttarakhand.