<pDans une démonstration claire de sa volonté d’autonomie stratégique, l’Inde a fait savoir aux autorités américaines qu’elle n’était pas intéressée par l’achat du chasseur furtif Lockheed Martin F-35, malgré les pressions croissantes de Washington pour renforcer ses importations de matériel de défense, selon un rapport de Bloomberg daté de juillet 2025. Appuyé sur des sources anonymes en raison de la sensibilité du sujet, ce rapport souligne que le gouvernement Modi privilégie, à court terme, un modèle axé sur le partage technologique, la production locale et le développement des capacités nationales, en évitant les acquisitions majeures auprès des États-Unis.
Washington cherchait à conclure des contrats stratégiques de grande valeur avec l’Inde, considérée comme un marché clé pour les armes américaines, comme en témoignent les ventes d’hélicoptères Apache et Chinook pour 3 milliards de dollars en 2015, ou encore l’accord de 4 milliards de dollars pour les drones MQ-9B Predator en 2023. La proposition autour du F-35 s’inscrivait dans la volonté américaine d’intégrer l’Inde à son écosystème de défense, offrant ainsi un accès au réseau mondial du programme Joint Strike Fighter et une interopérabilité renforcée avec les alliés de l’OTAN.
Le choix indien reflète une stratégie plus large visant à renforcer la souveraineté technologique et industrielle dans le secteur de la défense, une priorité affichée par New Delhi pour réduire sa dépendance aux importations d’équipements militaires étrangers et développer un écosystème autonome capable de répondre aux besoins stratégiques du pays.