New Delhi a réussi le 6 février le tir d’essai du missile balistique Agni-3, capable d’emporter une charge nucléaire et disposant d’une portée d’environ 3 500 km, renforçant ainsi les capacités de dissuasion stratégique de l’Inde.
Selon le ministère de la Défense, ce missile balistique à moyenne portée a été lancé depuis la zone d’essais intégrée de Chandipur, dans l’État d’Odisha. Le déroulement du test était placé sous la supervision du Commandement des forces stratégiques.
Le ministère a précisé que le lancement avait rempli tous les objectifs opérationnels et techniques fixés, validant ainsi les paramètres de performance du missile.
Bien que l’Agni-3 ait une portée d’environ 3 500 km, la classification internationale regroupe généralement les missiles balistiques à moyenne portée (IRBM) comme ceux possédant une portée allant jusqu’à 5 000 km.
L’Inde a déjà établi une triade nucléaire crédible, comprenant des missiles terrestres, des aéronefs ainsi que des moyens navals, et a mis en place sa capacité de seconde frappe garantie. Cette posture dissuasive est notamment soutenue par les patrouilles réalisées par le sous-marin nucléaire lanceur d’engins INS Arihant.
La capacité de seconde frappe assure à une nation la faculté de riposter efficacement même après avoir subi une attaque nucléaire, constituant ainsi un pilier fondamental de la posture de dissuasion nucléaire indienne.