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Une récente opération antiterroriste menée au Pakistan a porté un coup sévère à plusieurs organisations terroristes opérant sur son sol, parmi lesquelles le Jaish-e-Muhammad, le Lashkar-e-Taiba, Hizbul Mujahideen et le Resistance Front.

Operation Sindoor a permis de fragiliser ces groupes, en particulier le Resistance Front (TRF), qui avait initialement revendiqué une attaque à Pahalgam avant de se rétracter. Ce groupe avait été créé comme une organisation relais du Lashkar-e-Taiba, visant à remplacer Hizbul Mujahideen comme visage local du terrorisme au Jammu-et-Cachemire.

L’objectif stratégique était de donner l’impression que les violences dans la région étaient le fruit de troubles internes, renforçant ainsi la thèse d’un terrorisme dit « local ». Cette posture offre en outre au Pakistan un facteur de déni en cas d’attaque perpétrée par le Resistance Front, lui permettant de rejeter toute implication directe.

Depuis la pression exercée par cette opération, des signaux indiquent que les services de renseignement pakistanais (ISI) cherchent désormais à relancer le Hizbul Mujahideen pour redonner un nouveau visage local au terrorisme au Cachemire, dans une optique similaire à celle qui avait présidé à la création du TRF.

Ce repositionnement pourrait s’inscrire dans une stratégie visant à renforcer la couverture locale des activités terroristes dans la région, brouillant davantage les responsabilités et compliquant les efforts de lutte antiterroriste menés par les forces indiennes.