Lockheed Martin a conclu un accord-cadre avec le Département américain de la Défense pour augmenter considérablement la production de son missile de précision Précision Strike Missile (PrSM), avec l’objectif de quadrupler sa production, selon le groupe.
Ce contrat fait suite à un marché attribué par l’Armée américaine en 2025 d’une valeur de 4,94 milliards de dollars et vise à accélérer la livraison de capacités de frappes de précision à longue portée. Il prévoit également les modalités d’un possible contrat pluriannuel allant jusqu’à sept ans, sous réserve de l’approbation du Congrès.
Le PrSM est développé comme le successeur du système de missile tactique de l’Armée (Army Tactical Missile System), offrant une portée étendue et une meilleure flexibilité, d’après Lockheed Martin. Ce système a récemment fait l’objet de sa première utilisation opérationnelle confirmée, le Commandement central américain (CENTCOM) ayant indiqué qu’il avait été employé lors de l’opération Epic Fury plus tôt ce mois-ci.
« Lockheed Martin fournit les capacités avancées de frappes de précision dont les forces armées ont besoin, notamment avec le Precision Strike Missile (PrSM), qui étend la capacité de frappe en profondeur », a déclaré Jim Taiclet, président-directeur général de Lockheed Martin. « Nous travaillons en étroite collaboration avec le Département de la Défense et l’Armée américaine pour augmenter la production afin de répondre à la demande opérationnelle. »
L’entreprise a précisé avoir investi plus de 7 milliards de dollars ces dernières années pour étendre ses capacités industrielles sur ses programmes prioritaires, dont environ 2 milliards consacrés à la production de munitions. Lockheed Martin souligne que la production du PrSM bénéficie de sites dédiés aux États-Unis et d’une équipe de plus de 400 employés.
Cette initiative s’inscrit dans un effort plus large pour renforcer la capacité industrielle sur les munitions clés. Lockheed Martin cite des démarches comparables visant à augmenter la production de systèmes comme les intercepteurs PAC-3 et THAAD. Ces mesures visent à améliorer la résilience des approvisionnements et à satisfaire la demande opérationnelle croissante.