Treize alliés de l’OTAN ont convenu de lancer un projet commun de formation virtuelle destiné à améliorer la préparation opérationnelle tout en réduisant les coûts au sein de l’Alliance, a annoncé l’OTAN mercredi.
Cette initiative, appelée Distributed Synthetic Training High Visibility Project, vise à relier et à étendre les réseaux nationaux de simulation pour créer un environnement d’entraînement multinational sécurisé.
L’accord a été signé au siège de l’OTAN à Bruxelles par le Canada, la République tchèque, le Danemark, la Finlande, la France, l’Allemagne, la Grèce, l’Italie, les Pays-Bas, la Norvège, l’Espagne, la Turquie et le Royaume-Uni.
Selon l’OTAN, ce projet répond à une demande croissante pour des formations à grande échelle, tout en restant économique et flexible. Il permettra aux forces de s’exercer à des opérations multinationales complexes et inter-domaines grâce à la connexion de simulateurs et à des environnements virtuels immersifs. Une fois opérationnel, ce réseau devrait accélérer les délais de planification, rendre les exercices plus accessibles et réduire la nécessité de déploiements coûteux sur le terrain.
Lors de la cérémonie de signature, la secrétaire générale adjointe de l’OTAN, Radmila Shekerinska, a souligné que ce projet contribuerait à garantir « que nos troupes soient préparées à l’environnement dynamique et dangereux dans lequel nous évoluons », renforçant ainsi la préparation globale de l’Alliance à la conduite des opérations militaires.
Les pays participants collaboreront avec l’Agence de soutien et d’acquisition de l’OTAN pour déployer ce nouveau système, notamment en créant une place de marché numérique destinée à aligner les besoins nationaux en formation avec les ressources disponibles. L’OTAN a également indiqué que ce projet restait ouvert à la participation de partenaires de la région Indo-Pacifique.